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À cinq mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, les États-Unis ont officiellement lancé le « pass FIFA », un dispositif censé accélérer l’obtention de visas pour les détenteurs de billets du Mondial. Annoncée dès novembre par Donald Trump, cette mesure soulève toutefois de vives inquiétudes, notamment pour les supporters issus de plusieurs pays africains, asiatiques et caribéens.

Un dispositif pensé pour fluidifier l’accès au territoire américain
Le « pass FIFA » vise à simplifier les démarches administratives pour les supporters souhaitant assister à la compétition, dont 78 des 104 matches se joueront aux États-Unis entre le 11 juin et le 19 juillet 2026. Pour les citoyens européens, dont les Français, aucun changement majeur : une simple autorisation ESTA reste suffisante pour un séjour inférieur à 90 jours.
Des restrictions sévères pour de nombreux pays qualifiés
La situation est bien plus complexe pour d’autres nations. L’administration américaine a confirmé la suspension du traitement des visas d’immigration pour 75 pays, dont 15 déjà qualifiés pour la Coupe du monde, parmi lesquels le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Iran ou Haïti. Sept autres pays encore en course pour la qualification sont également concernés.
Supporters non protégés par les exemptions
Si le Département d’État a précisé que des exceptions existent pour les joueurs, membres des staffs et leurs proches, ces dérogations ne s’appliquent pas aux supporters. Certains pays, comme Haïti et l’Iran, font même l’objet de restrictions totales d’entrée sur le sol américain, rendant la présence de leurs fans très incertaine.
Une Coupe du monde à deux vitesses ?
Malgré la possibilité de déposer une demande de « pass FIFA », aucune garantie de visa n’est offerte aux supporters concernés. Une situation qui interroge sur la capacité des États-Unis à accueillir tous les publics du monde, et qui pourrait fortement impacter l’ambiance et la représentativité des tribunes lors du Mondial 2026.
Un enjeu diplomatique et sportif majeur, alors que la FIFA promettait une Coupe du monde « ouverte et universelle ».