PSG-OM : Pourquoi le Classique se jouera-t-il (encore) sans supporters marseillais ?

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Le verdict est tombé, mais il ne surprend plus personne. Ce dimanche 8 février 2026, le choc entre le PSG et l’Olympique de Marseille au Parc des Princes se déroulera sans aucun fan phocéen en tribune visiteur. Malgré les appels au dialogue du Collectif Ultra Paris (CUP), les autorités maintiennent une ligne de fermeté absolue. Jusqu’à quand le « fort antagonisme » entre les deux clubs justifiera-t-il ces tribunes vides ?

Un match classé « Niveau 5 » par la DNLH

La Division Nationale de Lutte contre le Hooliganisme (DNLH) n’a pas fait dans la demi-mesure : la rencontre est classée au niveau maximum de dangerosité.

  • Risque 5/5 : Des « risques graves de troubles à l’ordre public ».
  • Historique : Le dernier déplacement autorisé des Marseillais à Paris remonte à février 2018.
  • Dispositif : Des forces mobiles massives seront déployées autour du stade, même en l’absence de supporters adverses.

L’appel du CUP : Le principe de réciprocité en question

En janvier dernier, les ultras parisiens ont publié une lettre ouverte demandant l’ouverture du parcage marseillais. Leur argument ? La réciprocité. Si les fans de l’OM sont accueillis au Parc, cela pourrait ouvrir la voie au retour des Parisiens au stade Vélodrome lors du match retour.

« On vit pour ces ambiances. Sans les fans de l’OM, ça n’a pas le même goût », confie un membre du CUP.

Pourtant, cette main tendue est restée lettre morte. Pour le ministère de l’Intérieur, le climat actuel reste « défavorable » et les risques d’attaques de convois en dehors des stades sont trop élevés.

Logistique et sécurité : Le coût du déplacement

Au-delà de la rivalité, c’est une question de moyens policiers qui bloque la situation. Organiser un voyage de supporters entre Marseille et Paris nécessite :

  1. Une escorte policière spécifique sur des centaines de kilomètres.
  2. Une sécurisation des gares et des axes routiers.
  3. Une mobilisation de plusieurs unités de forces mobiles (CRS/EGM).

Le patron de la DNLH, Ronan Delcroix, reste pessimiste pour le court terme, citant notamment les incidents survenus lors des derniers « Olympicos » (OM-Lyon) comme preuve que la gestion des déplacements à haut risque est encore trop instable en France.

Perspectives : Vers une réouverture en 2027 ?

Si l’espoir est nul pour cette saison 2026, les autorités n’excluent pas une évolution « dans quelques années ». Le retour des supporters visiteurs dans le Classique dépendra de la capacité des clubs et des groupes de fans à garantir une sécurité totale lors de matchs à moindre enjeu, avant de s’attaquer à l’Everest de la Ligue 1.


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