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La diplomatie sportive l’a emporté sur la crise politique. Alors que les relations entre Berlin et Washington sont glaciales depuis plusieurs semaines, le gouvernement allemand a clarifié sa position ce mercredi : il n’y aura pas de boycott de la Coupe du Monde 2026 (11 juin – 19 juillet). Malgré les provocations du président américain Donald Trump, notamment sur le dossier du Groenland, l’Allemagne refuse d’utiliser le football comme arme de rétorsion.

« Le sport ne doit pas être instrumentalisé »
L’hypothèse avait enflé en janvier, mais Berlin a décidé de siffler la fin de la récréation. Par la voix de Steffen Meyer, porte-parole du gouvernement, l’Allemagne prône une séparation stricte des pouvoirs.
« Les affrontements politiques doivent se mener sur le terrain politique et le sport doit rester le sport », a-t-il déclaré.
Une position soutenue par la ministre des Sports, Christiane Schenderlein, qui rappelle un argument logistique majeur : le Mondial 2026 ne se joue pas uniquement aux États-Unis, mais aussi au Canada et au Mexique. Boycotter le tournoi reviendrait à punir également ces deux nations partenaires.
Annexion du Groenland et taxes : Pourquoi la tension est montée ?
Si la question du boycott s’est posée, c’est en raison d’un contexte géopolitique explosif. En ce début d’année 2026, Donald Trump a multiplié les pressions sur l’Europe :
- Volonté d’annexer le Groenland : Une ambition territoriale qui a choqué l’Union Européenne.
- Guerre commerciale : Menace de taxes douanières punitives contre les pays s’opposant à cette annexion.
Face à cette « rhétorique » agressive, plusieurs voix s’étaient élevées. Des eurodéputés de gauche ont récemment écrit à l’UEFA pour réclamer des sanctions, et l’ancien patron de la FIFA, Sepp Blatter, avait même relayé un appel à « éviter les États-Unis » cet été.
La FIFA joue l’apaisement
Au milieu de cette tempête diplomatique, Gianni Infantino tient la barre. Le président de la FIFA a réaffirmé lundi son opposition totale à tout boycott, estimant que ces actions « contribuent simplement à plus de haine ».
L’Allemagne, quadruple championne du monde, sera donc bien présente en Amérique du Nord en juin prochain. Reste à savoir si ce climat délétère se ressentira dans les tribunes ou sur le terrain lors des hymnes nationaux.
L’Allemagne rejette le boycott de la Coupe du monde de football 2026 https://t.co/yLDo9EFJB5 #CoupeDuMonde2026 #Football #Allemagne #Boycott #DFB pic.twitter.com/qrsuEvUwn4
— Business AM (FR) (@businessamfr) February 1, 2026