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C’est le tube de l’hiver en Premier League. Appelé à la rescousse début janvier pour remplacer Ruben Amorim (limogé après 14 mois mitigés), Michael Carrick réalise un sans-faute spectaculaire. Avec trois victoires de prestige en trois matchs (contre Manchester City, Arsenal et Fulham), il a propulsé les Red Devils à la 4e place. Mais à quelques heures de retrouver son ancien club, Tottenham, ce samedi, l’entraîneur intérimaire a tenu à refroidir les ardeurs : ces résultats ne doivent pas aveugler la direction sur le long terme.

3 matchs, 3 victoires : L’état de grâce
L’électrochoc a fonctionné au-delà des espérances. En trois semaines, Carrick a non seulement redressé la barre comptable, mais il a aussi offert au public d’Old Trafford deux victoires de gala contre les rivaux honnis (City et Arsenal).
Pourtant, l’ancien milieu de terrain refuse de voir son statut changer du jour au lendemain.
« Pour être honnête, rien n’a changé. Je suis pleinement conscient de mon rôle et de la responsabilité que j’ai », a-t-il déclaré en conférence de presse.
« Les résultats à court terme ne changent rien »
Alors que les supporters militent déjà pour sa nomination définitive, Carrick envoie un message de prudence à sa propre direction, menée par le directeur du football Jason Wilcox. Pour lui, Manchester United ne peut plus se permettre de naviguer à vue.
« Si les résultats changent la donne [sur mon avenir], alors il y a quelque chose qui ne va pas. On ne peut pas être aussi réactif, que ce soit dans le bon ou le mauvais sens. Cela ne peut pas être une décision hâtive (‘knee-jerk’) », analyse-t-il avec froideur. L’objectif reste de laisser le temps au club de mener un processus de recrutement complet pour le prochain entraîneur, qu’il s’agisse de lui ou d’un autre.
Le vrai test ? La gestion de la défaite
Si Carrick semble avoir tout bon, certains observateurs attendent de voir comment il réagira dans la tempête. C’est l’avis de Paul Merson, consultant pour Sky Sports, qui dresse un parallèle inquiétant avec l’ère Solskjær.
« Ce dont il a besoin – même si ça ne l’aidera pas sur le moment – c’est de perdre trois ou quatre matchs d’affilée, puis de voir comment il réagit », estime Merson. « On l’a vu avec Ole Gunnar Solskjær : il a pris le volant, tout allait bien, puis quand ils se sont fait détruire à Watford, il avait l’air perdu. »
Retrouvailles avec les ex : Tottenham puis West Ham
Le calendrier ne laisse aucun répit à l’intérimaire de luxe. Après le choc de ce samedi contre Tottenham, Carrick enchaînera mardi avec un déplacement chez un autre de ses anciens clubs : West Ham. Deux matchs à haute charge émotionnelle qui pourraient, malgré ses appels au calme, rendre sa candidature au poste de numéro 1 de plus en plus crédible aux yeux des propriétaires.
Michael Carrick has been incredible for United, I’d say he deserves the Manager of the month pic.twitter.com/uTakN4AWdX
— 𝐑𝐲𝐲🃏(fan) (@AFC_Ryyy) February 2, 2026