« À la Clairefontaine » : La malédiction du petit génie ? Comment le documentaire culte a « tué » l’image de Ben Arfa dès ses 12 ans !

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C’est une image granuleuse des années 90 que tout fan de football a en tête. Un gamin chétif, au visage d’ange et au caractère bien trempé, qui crève l’écran au milieu des futurs cracks du football français. Ce gamin, c’est Hatem Ben Arfa. Dans un long format passionnant publié ce mardi, L’Équipe Explore revient sur les années INF Clairefontaine du prodige. Et le constat de ses anciens camarades est amer : si le documentaire « À la Clairefontaine » a fait de lui une star, il a aussi plombé sa carrière avant même qu’elle ne commence.

L’Extraterrestre : Le seul « surclassé » de l’histoire

Avant d’être une star de télé, Ben Arfa était une anomalie sportive. En 1999, il réalise l’impensable.

  • Le passe-droit : Alors qu’il y a près de 1000 candidats au départ, lui arrive directement à l’étape finale des 40.
  • L’exploit : Il est intégré avec un an d’avance. Il est le premier et le seul surclassé de l’histoire de l’INF.

« En un jour, il a mis tout le monde d’accord », se souvient Ricardo Faty, son camarade de promo. « Dès qu’ils l’ont vu, ils l’ont pris sans hésitation. »

« Le neveu de Roger Lemerre » et les gants de Zidane

Mais le destin (ou le hasard) a voulu que son arrivée coïncide avec les caméras de Canal+. Avec sa gouaille et son innocence, Hatem devient le héros malgré lui. Les anecdotes sont légendaires :

  • Le bluff : Pour approcher les stars de l’Équipe de France (Thuram, Desailly), il tente de feinter un gardien : « Je suis le neveu à monsieur Lemerre ! ».
  • Le trésor : Il récupère les gants de Zinedine Zidane, les renifle avec dévotion et les cache dans son coffre… au milieu d’un tas de sucettes.

Une lucidité effrayante pour un enfant de 12 ans : « Y’a des clubs, ils viennent me voir que dans leur intérêt : ça m’agace, j’ai pas envie qu’on me prenne pour un bijou. »

L’Embrouille avec Diaby : Le début de la fin ?

Si le documentaire est culte, il a collé une étiquette indélébile sur le front du joueur. La fameuse scène de l’altercation avec Abou Diaby a forgé sa réputation d’enfant terrible. Pour Ricardo Faty, le mal était fait :

« Cela lui a porté préjudice. Il est arrivé à Lyon avec une mauvaise image et il en a souffert. »

Précédé par sa réputation de « sale gosse » talentueux, Ben Arfa a débarqué à l’OL en 2002 avec une cible dans le dos, expliquant en partie ses difficultés d’intégration avec les cadres (comme Juninho) par la suite.


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