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C’est une nouvelle qui a l’effet d’une bombe de l’autre côté des Pyrénées. L’Athletic Club, monument historique du football espagnol, vient d’être lourdement sanctionné par la FIFA. Le verdict est sans appel : le club basque est frappé d’une interdiction d’enregistrer de nouveaux joueurs pour les trois prochains mercatos.
Concrètement, les Lions de San Mamés ne pourront plus réaliser le moindre transfert avant l’été 2028. Une éternité dans le football moderne.

L’affaire Alex Padilla : un imbroglio à 700 000 euros
À l’origine de cette sanction record, une irrégularité administrative concernant le gardien international mexicain Alex Padilla.
- Janvier 2025 : Bilbao prête Padilla aux Pumas (Mexique) contre 400 000 €.
- Le litige : Le club rappelle son joueur en cours de saison, avant le terme légal du prêt, en versant 300 000 € supplémentaires. Cette manipulation financière et contractuelle a été jugée illégale par les instances de la FIFA, entraînant cette sanction disciplinaire majeure.
Un modèle basque mis à rude épreuve
L’Athletic Bilbao est célèbre pour sa politique de recrutement unique au monde : le club ne fait jouer que des joueurs nés ou formés au Pays basque. Si cette autarcie repose essentiellement sur la Cantera (le centre de formation), le club n’hésite pas, d’ordinaire, à rapatrier ses « ex » ou à piocher chez les voisins.
Les recrues récentes qui ne pourraient plus signer aujourd’hui :
- Aymeric Laporte : Revenu cet été d’Al-Nassr.
- Jesus Areso : Arrivé en provenance d’Osasuna.
Désormais, l’Athletic va devoir vivre en vase clos total. Pendant 18 mois, aucune retouche ne sera possible, aucune faille ne pourra être comblée par le marché. Pour compenser, Bilbao devra plus que jamais s’appuyer sur sa formation, le joyau de Lezama, pour maintenir son rang en Liga.
Un coup dur pour l’ambition européenne
Qualifié pour les compétitions européennes et solide pensionnaire du haut de tableau, l’Athletic prend le risque de voir son effectif s’essouffler. Sans possibilité de renforts d’ici 2028, la gestion des fins de contrats et des éventuelles blessures de cadres (comme les frères Williams ou Oihan Sancet) devient une mission de survie pour la direction basque.