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Le licenciement d’Habib Beye n’est pas une simple séparation à l’amiable pour « résultats insuffisants ». Le Stade Rennais semble avoir entamé une véritable procédure de guerre. Arnaud Pouille, le DG du club, a confirmé l’ouverture d’une procédure à l’encontre de Beye et de trois adjoints, évoquant des « circonstances contraignantes ».

1. L’accusation de « double jeu » avec l’OM
C’est le point qui cristallise la colère de la famille Pinault. Selon Ouest-France, Habib Beye aurait eu la tête ailleurs bien avant son éviction officielle.
- Le 4 février : L’entourage du coach aurait sondé la direction rennaise sur les conditions financières d’un départ.
- Le grief : Le club reproche à Beye d’avoir discuté avec l’Olympique de Marseille alors qu’il était encore sous contrat et en pleine préparation de matchs cruciaux. Pour Rennes, la loyauté a été rompue.
2. Le « cas » Brice Samba, l’étincelle de trop
Au-delà des discussions avec l’OM, un choix managérial aurait fini d’achever la relation entre le coach et son vestiaire.
- La sanction : Le week-end dernier, Beye a décidé d’écarter Brice Samba pour le match face à Lens.
- Le désaveu : La direction rennaise n’aurait pas du tout approuvé cette mise à l’écart de l’international français, jugeant la décision contre-productive et injustifiée.
3. Faute grave contre indemnités XXL
Le conflit se déplace désormais sur le terrain financier. Le camp Beye réclame des indemnités importantes, s’appuyant sur une clause de prolongation automatique d’un an liée à la 6e place actuelle du club (synonyme d’Europe).
- La riposte de Rennes : Le club envisage de plaider la faute grave, voire lourde. Si les faits sont caractérisés (négociations cachées, rupture de loyauté), Rennes pourrait être dispensé de verser la moindre indemnité de licenciement.