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Un mois après le sacre du Sénégal (1-0 a.p.), les coulisses de la finale continuent de faire parler. L’épisode où l’on a vu Yehvann Diouf (doublure d’Édouard Mendy) se battre au sol avec des ramasseurs de balles marocains pour protéger une simple serviette a trouvé un écho particulier dans les mots d’Hervé Renard.

Au-delà du textile : le poids des croyances
Pour l’actuel sélectionneur de l’Arabie saoudite, réduire cet incident à de la gaminerie est une erreur de lecture. Dans un entretien pour Colinterview, il rappelle que le football africain possède ses propres codes, souvent liés à la spiritualité :
- La serviette « bénie » : Selon Renard, si le camp marocain (notamment Ismael Saibari) a tout fait pour subtiliser l’objet, c’est par peur qu’il soit porteur d’une protection mystique ou « béni » pour favoriser le gardien sénégalais.
- Le choc des cultures : « Les gens qui ne connaissent pas l’Afrique ne peuvent pas savoir. Ce n’est pas juste prendre une serviette, il y a autre chose derrière. »
Yehvann Diouf, le garde du corps improvisé
Le gardien rémois, qui officiait comme numéro 2 des Lions de la Teranga pendant la compétition, a vécu des scènes qu’il qualifie de « surréalistes ». Harcelé et tiré au sol, il avait été briefé sur les tactiques marocaines, déjà observées lors de leur demi-finale contre le Nigeria.
« Ils s’amusaient à piquer les serviettes du gardien nigérian. Pourquoi ? On ne sait pas. Mais on avait été avertis. » — Yehvann Diouf