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Le 12 janvier dernier, Benfica avait choqué l’Europe en infligeant une défaite cuisante au Real Madrid (4-2) lors de l’ultime journée de la phase de ligue. Un résultat qui avait envoyé les Madrilènes en barrages et… éliminé l’Olympique de Marseille par ricochet.
Mais pour José Mourinho, la foudre ne tombe rarement deux fois au même endroit, surtout quand l’éclair doit frapper la Maison Blanche.

La théorie de l’impossible selon le « Mou »
Mourinho le sait : le Real Madrid blessé est un animal dangereux. En conférence de presse ce lundi, il a tenté d’enlever toute pression sur les épaules de ses joueurs en désignant les Merengues comme ultra-favoris.
- La citation : « Battre le Real Madrid une fois est déjà très difficile, mais les battre deux fois l’est encore plus. Gagner trois fois, ou en match à élimination directe, est encore plus ardu. »
- L’exigence : Il refuse le terme de « miracle », mais parle de « perfection ». Pour passer, Benfica ne doit pas seulement bien jouer, il doit évoluer à un niveau qui « n’existe presque pas ».
L’adoubement d’Alvaro Arbeloa
La surprise de cette conférence de presse réside aussi dans l’hommage appuyé rendu à Alvaro Arbeloa, désigné comme le « nouvel entraîneur » du Real Madrid dans ce contexte (succédant probablement à Ancelotti ou assurant un intérim).
Mourinho a coaché l’ancien latéral droit entre 2010 et 2013 et semble ravi de voir son ancien soldat sur le banc adverse :
« C’est un vrai Madridista avec une forte personnalité. Je souhaite vraiment qu’Arbeloa remporte la Liga et reste au Real pendant de nombreuses années. »
Le contexte du match aller
| Benfica Lisbonne | vs | Real Madrid |
| Dynamique | Vainqueur du dernier duel (4-2) | Revanchard (3 victoires en Liga depuis) |
| Entraîneur | José Mourinho (L’expérience) | Alvaro Arbeloa (Le disciple) |
| Enjeu | Prendre une option avant le retour | Laver l’affront de janvier |
L’œil de l’expert : La guerre psychologique
En affirmant que battre le Real est « presque impossible », Mourinho utilise sa vieille méthode : l’outsider psychologique.
- Il flatte l’ego du Real pour les endormir.
- Il protège ses joueurs en cas de défaite (« C’était le Real, c’était normal »).
- Il galvanise son public en présentant le match comme une montagne à gravir.
Quant à son retour au Bernabéu pour le match retour ? Il balaye le sujet : « J’espère qu’ils m’oublieront ». Une fausse modestie, car Mourinho sait pertinemment qu’il sera au centre de toutes les attentions à Madrid.