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C’est le séisme que tout le Maroc redoutait. À moins de quatre mois du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026, Walid Regragui s’apprête à quitter ses fonctions de sélectionneur. Selon les informations de RMC Sport et de Le360, le technicien de 50 ans a officiellement acté sa volonté de partir, et les négociations pour sa sortie de contrat seraient sur le point d’aboutir.

L’usure mentale après le traumatisme de la CAN 2025
Si l’onde de choc est immense, elle ne sort pas de nulle part. Depuis la finale de la CAN 2025 perdue face au Sénégal (0-1) en début d’année, l’atmosphère autour de la sélection s’était lourdement dégradée. Walid Regragui, l’architecte du miracle de Doha en 2022, serait apparu « mentalement épuisé » par la pression constante et les critiques acerbes ayant suivi l’échec continental.
Malgré un premier démenti de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) le 6 février dernier, la situation est devenue intenable. Le sélectionneur aurait informé ses proches qu’il ne se voyait pas conduire les Lions de l’Atlas au Mondial cet été.
Xavi Hernandez, le favori pour la succession ?
Le départ de Regragui, qui pourrait être officialisé ce mercredi, laisse un vide immense à combler en urgence. Un nom circule déjà avec insistance dans les couloirs de la Fédération : celui de Xavi Hernandez.
- Le profil : L’ancien entraîneur du Barça, libre de tout contrat, serait la priorité de Fouzi Lekjaa.
- Le défi : Reprendre une équipe qualifiée dans un groupe C relevé (Brésil, Écosse, Haïti) avec seulement quelques semaines de préparation.
Le bilan d’une ère historique (2022 – 2026)
Quoi qu’il arrive, Walid Regragui restera celui qui a placé le Maroc sur la carte du football mondial :
| Accomplissement | Détail |
| Mondial 2022 | Première nation africaine en demi-finale |
| CAN 2025 | Finale continentale (première depuis 2004) |
| Bilan | 49 matchs, 36 victoires |
| Statut | Meilleur entraîneur de l’histoire du Maroc |
Un vestiaire orphelin avant le choc contre le Brésil
Le timing de cette décision est jugé « catastrophique » par certains observateurs, alors que le Maroc doit débuter son Mondial le 13 juin par un choc frontal face au Brésil au MetLife Stadium. Le futur sélectionneur devra non seulement reconstruire une tactique, mais aussi soigner le moral d’un vestiaire (Hakimi, Ziyech, Brahim Diaz) très attaché à Regragui.
La démission de Walid Regragui est-elle une erreur fatale pour les ambitions du Maroc au Mondial 2026 ou le choc psychologique nécessaire ?