OM-OL : Le Vélodrome chavire pour la première de Beye dans un Olympico de folie

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Quel baptême du feu pour Habib Beye ! Pour son premier match sur le banc marseillais au Vélodrome, l’ancien capitaine de l’OM a vécu un ascenseur émotionnel conclu par une victoire « à la marseillaise » face à l’Olympique Lyonnais (3-2). Menés deux fois, les Phocéens s’en sont remis à un coaching gagnant et à un Igor Paixao en état de grâce.


Le scénario : Un hold-up signé Aubameyang

Si l’OM a empoché les trois points, il a longtemps flirté avec la correctionnelle face à des Lyonnais chirurgicaux en contre-attaque.

  • Le calvaire de Balerdi : Déjà contesté, l’Argentin a vécu une soirée noire. Impliqué sur l’ouverture du score de Tolisso (5e) et pris de vitesse par le jeune Himbert sur le deuxième but lyonnais, il a symbolisé la fébrilité d’une défense marseillaise qui a concédé plus d’un but lors de 7 de ses 12 réceptions cette saison (un triste record depuis 40 ans).
  • Le finish (90e+1) : Alors que l’OL pensait tenir le nul, le coaching de Beye a payé. Le jeune Nwaneri a servi Pierre-Emerick Aubameyang qui n’a pas tremblé pour offrir la victoire aux siens dans un stade en fusion.

L’homme du match : Igor Paixao, du banc à la lumière

Remplaçant au coup d’envoi après une prestation ratée à Brest, le Brésilien a tout changé dès son entrée à la pause.

  1. L’égalisation (52e) : Un missile enroulé en pleine lucarne après avoir mystifié Mata.
  2. L’offrande (81e) : Passeur décisif pour le deuxième but d’Aubameyang.
  3. Le détonateur : Impliqué sur l’action du troisième but, il a transfiguré l’aile gauche olympienne.

L’OL de Fonseca marque le pas

Pour Paulo Fonseca, la soupe est à la grimace. Malgré le talent précoce d’Endrick (double passeur et proche d’un but d’anthologie sur retourné à la 7e), Lyon a craqué physiquement et mentalement en fin de match.

  • Défense poreuse : Après en avoir encaissé trois à Strasbourg, l’OL récidive. L’absence d’Amine Gouiri a pesé dans la capacité à tenir le ballon en fin de rencontre.
  • Statistique clé : L’OM a touché 39 ballons dans la surface lyonnaise, une pression constante qui a fini par faire rompre le « Sous-marin » de Fonseca.

Analyse : L’effet Beye est-il durable ?

Cette victoire « miraculeuse » permet à l’OM de revenir à hauteur de l’OM dans la course à l’Europe (53 points) et de stabiliser un club en pleine crise de gouvernance. Habib Beye a prouvé qu’il avait le « fluide » Vélodrome, mais les lacunes défensives de son équipe (notamment le duo Balerdi-Emerson) restent un chantier colossal pour la fin de saison.

L’OM doit-il définitivement retirer le brassard à Balerdi pour stabiliser sa défense, ou cette victoire fondatrice va-t-elle relancer l’Argentin sous les ordres de Beye ?


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