⏱️ Lecture : 3 min
À l’occasion des 80 ans du journal L’Équipe, la légende Zinédine Zidane s’est prêtée au jeu des souvenirs. De ses premiers pas à Cannes à ses sommets avec le Real Madrid, celui que le monde appelle « Zizou » revient avec émotion sur les clichés qui ont jalonné sa carrière exceptionnelle.

Les débuts : De Cannes à la première sélection
Zidane a débuté sa carrière professionnelle à Cannes, lancé par Jean Fernandez en 1989. Il se souvient avec amusement de son premier but contre Nantes en 1991 :
- L’anecdote : Une célébration sous forme de danse improvisée. « Je ne sais pas d’où je la sors ! Dans l’euphorie, on ne s’appartient plus trop. »
- Les Bleus : Sa première sélection en 1994 contre la République tchèque à Bordeaux. Appelé pour pallier la blessure de Djorkaeff, il claque un doublé salvateur (2-2). Il y fut accueilli par Éric Cantona, qui lui offrit le fanion du match, un objet qu’il conserve précieusement.
Les idoles et les copains
Enzo Francescoli, le modèle
Avant d’être une idole, Marseille était pour Zidane le lieu où il admirait Enzo Francescoli.
« J’ai tout appris de lui en le copiant, en décortiquant sa gestuelle. Il faisait du bien au ballon. »
Plus tard, lors de la Coupe Intercontinentale 1996 avec la Juventus, il affronte son modèle (River Plate) et récupère son maillot. Un moment gravé à jamais.
Bordeaux et l’exploit contre Milan
Zidane évoque avec nostalgie l’époque bordelaise, celle des « copains » comme Dugarry et Lizarazu. Le point de bascule ? Le quart de finale retour de Coupe UEFA 1996 contre le Milan AC (3-0 après une défaite 0-2 à l’aller). « On commence à se faire un nom. Ce match nous fait basculer vers les grands clubs. »
Le Stade de France et le sacre de 1998
Le 28 janvier 1998, Zidane inaugure le Stade de France en marquant l’unique but contre l’Espagne.
- Le ressenti : « J’aurais joué sur du carrelage ce jour-là ! »
- Le destin : Six mois plus tard, au même endroit, il devient Champion du Monde. « Le lendemain du Brésil, j’ai compris que ma vie ne serait plus pareille. »
L’ère Real Madrid : Joueur puis Entraîneur
Le « Fenomeno » Ronaldo
Pour Zidane, le Brésilien reste unique. « Hallucinant. À l’entraînement, il y en a qui s’arrêtaient de jouer pour le regarder. »
La volée de Glasgow (2002)
C’est le but qui complète son palmarès en club. Une suspension dans l’air contre le Bayer Leverkusen qui offre la Ligue des Champions au Real. « C’était l’apothéose. »
Le banc de touche avec David Bettoni
Ami fidèle depuis les rangs du centre de formation de Cannes, David Bettoni est devenu son adjoint historique. C’est lui qui a convaincu Zidane de relever le défi d’entraîneur. Ensemble, ils ont remporté trois Ligues des Champions consécutives.
Le geste final : La Panenka de 2006
En finale de la Coupe du Monde 2006, Zidane surprend Gianluigi Buffon dès la 7e minute avec une Panenka audacieuse.
- Le choix : « « Gigi » me connaît trop. Il fallait innover, inventer quelque chose par rapport à lui. »
- La philosophie : « Je faisais tout à l’instinct, avec le cœur. L’important est de créer des émotions. »
Zidane en chiffres (Sélection)
| Statistique | Détail |
| Sélections | 108 |
| Buts en Bleu | 31 |
| Palmarès Majeur | Coupe du Monde 1998, Euro 2000 |
| Ballon d’Or | 1998 |