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L’élimination de l’Olympique de Marseille face à Toulouse (2-2, 3-4 t.a.b.) ce mercredi n’a pas seulement douché les espoirs des supporters, elle a provoqué une onde de choc chez les anciens du club. Sur le plateau de Canal+ Foot, Samir Nasri a livré une analyse cinglante, pointant du doigt une équipe devenue, selon lui, d’une fragilité mentale chronique.

Le « Château de cartes » marseillais
Pour l’ancien meneur de jeu des Bleus, le problème de l’OM ne se situe plus uniquement sur le terrain, mais dans la tête des joueurs. Malgré une victoire probante dans l’Olympico contre Lyon (3-2) dimanche dernier, le naturel est revenu au galop contre le Téfécé.
- Une fébrilité constante : « Quand on analyse les matchs, on voit que si les joueurs prennent un but, le château de cartes s’effondre. »
- Un problème mental : Nasri estime que l’équipe est incapable de gérer la pression d’un score serré ou d’une réaction adverse.
Le spectre de 2008 et de Carquefou
En utilisant une comparaison historique, Nasri a frappé là où ça fait mal en évoquant l’un des pires souvenirs du club : l’élimination en 2008 face aux amateurs de Carquefou (CFA 2 à l’époque).
« Franchement, demain si l’OM joue Carquefou, moi j’ai peur. C’est la vérité. » — Samir Nasri
Cette déclaration souligne l’incapacité actuelle de l’OM à assumer son statut de favori, quel que soit le niveau de l’adversaire. L’enfant de Marseille craint que le club ne devienne une « machine à relancer » les équipes en crise.
Un calendrier « enfer » pour Habib Beye
Samir Nasri s’inquiète pour la suite immédiate de la saison. Avec la perte de la Coupe de France, l’OM doit désormais tout miser sur le championnat pour sauver sa 4e place, voire viser le podium.
Les prochains rendez-vous de l’OM
| Date | Adversaire | Enjeu |
| 7 mars | Toulouse FC | Revanche immédiate en Ligue 1 |
| 15 mars | Auxerre | Ne pas se faire piéger par un promu |
| 22 mars | Lille | Choc direct pour l’Europe |
| 5 avril | Monaco | Duel crucial pour le podium |
Analyse : L’OM face à ses démons
Le constat de Nasri rejoint celui de nombreux observateurs : l’OM version Habib Beye semble manquer de caractère dès que le scénario ne tourne pas en sa faveur. L’absence de titres depuis 2012 pèse de plus en plus lourd sur les épaules des joueurs, et l’instabilité sur le banc (départ de De Zerbi, arrivée de Beye) n’aide pas à construire une sérénité collective.
Samir Nasri a-t-il raison d’être aussi pessimiste, ou l’OM a-t-il encore les ressources pour transformer cette « peur » en rage de vaincre pour le sprint final en Ligue 1 ?