« Il a voulu être le super-héros » : Romain Saïss revient sur le traumatisme Brahim Díaz

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Le football marocain n’a pas fini de panser ses plaies après la finale de la CAN 2026 perdue à domicile face au Sénégal. Dans un entretien confession accordé à Colinterview, l’ancien capitaine des Lions de l’Atlas, Romain Saïss, est revenu avec une franchise rare sur le tournant du match : la panenka manquée par Brahim Díaz à la dernière seconde du temps additionnel.


Le récit d’une incompréhension totale

Alors que le score était de 0-0 et que le Maroc obtenait un penalty libérateur au bout du suspense, le meneur de jeu du Real Madrid a choisi la voie de l’audace… qui s’est transformée en cauchemar.

  • La stupeur de Saïss : « Je me suis dit : « Il n’a pas osé faire ça. » Tu peux rater un penalty […] mais là, tu ne peux pas faire ça maintenant. »
  • L’attente du capitaine : Pour Saïss, l’heure n’était pas à l’esthétisme mais à l’efficacité brute. « Je pensais qu’il allait mettre une praline en plein milieu, merci et au revoir, on soulève le trophée. »
  • Le syndrome du « Super-héros » : Selon le défenseur, Díaz a péché par excès d’ambition personnelle. « Il aurait pu être le héros, mais il a voulu être le super-héros. »

Le poids de 50 ans d’histoire

Saïss rappelle le contexte pesant qui entourait cette finale à Rabat. Le Maroc n’a plus remporté la Coupe d’Afrique depuis 1976, et cette édition à domicile devait être celle de la consécration pour la génération demi-finaliste du Mondial.

« C’est la dernière seconde, ça fait 50 ans que tu n’as pas gagné une CAN, tu es à la maison… » — Romain Saïss


Défense de Brahim Díaz face aux théories du complot

Malgré son amertume, Romain Saïss a tenu à balayer fermement les rumeurs malveillantes circulant sur les réseaux sociaux, suggérant que le joueur madrilène aurait pu rater volontairement son geste.

  1. Une « connerie » monumentale : « Il n’a pas pu faire exprès de rater, ce sont des conneries de dire ça. »
  2. Un vœu pour l’avenir : À 35 ans, désormais retraité international, Saïss espère que cette erreur servira de leçon à Brahim Díaz pour la suite de sa carrière avec les Lions de l’Atlas, notamment sous l’ère du nouveau sélectionneur Mohamed Ouahbi.

Analyse : Une cicatrice qui ne ferme pas

Le témoignage de Saïss montre à quel point le vestiaire marocain reste marqué par ce dénouement cruel. Si le talent de Brahim Díaz est indiscutable, cet épisode symbolise la fragilité psychologique qui semble parfois frapper le Maroc lors des finales continentales. Pour le nouveau staff technique (Ouahbi – Sacramento), le premier chantier sera de restaurer cette sérénité mentale à l’approche de la Coupe du Monde 2026, pour éviter qu’un désir de « super-héroïsme » ne vienne à nouveau court-circuiter le collectif.

Romain Saïss a-t-il raison d’être aussi dur avec Brahim Díaz, ou le joueur du Real Madrid est-il devenu le bouc émissaire trop facile d’un échec collectif face au Sénégal ?


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