CAN 2025 : Daniel Riolo fustige la « mascarade » du titre marocain sur tapis vert

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Quelques heures après l’annonce historique de la CAF attribuant la CAN 2025 au Maroc au détriment du Sénégal, l’After Foot s’est emparé du dossier. Si Daniel Riolo reconnaît la légitimité juridique de la décision, il dénonce un timing désastreux qui transforme le football africain en un spectacle « fou ».


Un règlement indiscutable, une application tardive

Pour l’éditorialiste de RMC, le fond de l’affaire ne souffre d’aucune contestation technique. Le Sénégal, en quittant la pelouse le 18 janvier dernier à Rabat pour protester contre un penalty, s’est mis hors-jeu tout seul.

  • La clarté du texte : « Le règlement est limpide, clair et net », martèle Riolo. Selon les articles 82 et 84, le forfait (3-0) est la suite logique d’un abandon de terrain.
  • Le préjudice sportif : Riolo rappelle que cet incident a forcément « perturbé le Maroc ou le tireur » à l’instant T, validant ainsi la réserve déposée par la Fédération marocaine.
  • Le point noir : Le problème majeur réside dans les deux mois d’attente. Pour lui, la sanction aurait dû tomber le soir même de la finale, et non à la mi-mars.

Le Sénégal dans le désarroi, le Maroc dans son droit

Daniel Riolo tente de naviguer entre l’empathie pour les Lions de la Teranga et la froideur des textes réglementaires.

  1. Une « Mascarade » administrative : C’est la gestion de la CAF qui est visée. Rendre une telle décision deux mois après que les joueurs ont soulevé le trophée décrédibilise l’institution.
  2. Justice vs Sentiment : « Le Maroc n’est que dans le droit et la justice. Ils ont raison de réclamer », explique-t-il, tout en comprenant le « désarroi » immense du peuple sénégalais.
  3. L’ombre du TAS : Le Sénégal a désormais 10 jours pour saisir le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) afin de contester cette décision.

La proposition de Riolo : Rejouer le match ?

Face à l’imbroglio actuel, l’éditorialiste propose une solution radicale pour sortir de l’impasse diplomatique et sportive : rejouer la finale sur terrain neutre.

« C’est la façon dont est prise la décision qui ressemble à une mascarade, quelque chose de fou. » — Daniel Riolo


Rappel des faits de la finale (18 janvier 2025)

MomentActionConséquence
Temps additionnelPenalty sifflé pour le MarocProtestation véhémente du Sénégal
IncidentLes Sénégalais quittent la pelouseInterruption du match (plusieurs minutes)
Issue initialeReprise du jeu, victoire SénégalSacre fêté à Dakar
17 mars 2026Décision du Jury d’Appel CAFMaroc déclaré vainqueur 3-0

Analyse : Une jurisprudence qui fera date

Cette affaire crée un précédent majeur dans le football international. En confirmant que le règlement prévaut sur le résultat acquis balle au pied, la CAF réaffirme l’autorité de l’arbitre et des textes. Cependant, comme le souligne Daniel Riolo, l’amateurisme du calendrier de cette annonce laisse un goût amer. Le Sénégal, déchu de son titre dans les bureaux, ne compte pas en rester là. La bataille juridique ne fait sans doute que commencer.

Pensez-vous, comme Daniel Riolo, que rejouer la finale serait la seule manière « juste » de clore ce chapitre, ou le règlement doit-il être la seule et unique boussole ?


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