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Dans une décision historique prise ce jeudi 19 mars 2026 à Zurich, la FIFA a annoncé une révolution réglementaire pour le football féminin. Désormais, toutes les sélections et clubs participant à ses compétitions auront l’obligation d’intégrer des femmes au sein de leur encadrement technique et médical.

Une obligation de féminisation immédiate
Afin de briser le « plafond de verre » qui limite encore l’accès des femmes aux postes à responsabilités, l’instance internationale durcit ses règlements. Selon la BBC, cette mesure s’appliquera dès les Coupes du monde U17 et U20 de cette année.
- Le staff technique : L’entraîneure principale ET/OU au moins l’une des entraîneures adjointes devra obligatoirement être une femme.
- Le staff médical : Au moins un membre de l’équipe médicale doit être une femme.
- Les officiels : Sur le banc de touche, au moins deux officiels présents devront également être des femmes.
Un constat persistant : Seuls 37% de femmes coaches en 2023
Cette décision fait suite à une stagnation observée lors des dernières grandes échéances internationales.
- Mondial 2023 : Sur les 32 sélections engagées en Australie et Nouvelle-Zélande, seules 12 étaient dirigées par une femme.
- Stagnation : Cette proportion était exactement la même lors de l’édition 2019 en France, prouvant que l’évolution naturelle est trop lente aux yeux de la FIFA.
- L’exemple Bompastor : Des figures comme Sonia Bompastor (Chelsea) font figure d’exceptions dans un paysage encore largement dominé par les techniciens masculins.
Le calendrier des futures échéances mondiales
La FIFA a également profité de son comité exécutif pour clarifier le calendrier des prochaines compétitions majeures.
| Compétition | Année | Pays Hôte(s) |
| Coupe du monde féminine | 2027 | 🇧🇷 Brésil |
| Mondial des clubs féminin | 2028 | À déterminer (1ère édition) |
| Coupe du monde féminine | 2031 | 🇺🇸 USA, 🇨🇷 Costa Rica, 🇯🇲 Jamaïque, 🇲🇽 Mexique |
| Coupe du monde féminine | 2035 | 🇬🇧 Royaume-Uni (seul candidat) |
Analyse : Vers une professionnalisation accélérée
Cette mesure « quota » de la FIFA risque de faire grincer quelques dents dans certaines fédérations moins avancées sur la formation des cadres féminines, mais elle oblige les nations à investir massivement dans les diplômes d’entraîneures. L’objectif est clair : faire en sorte que le football féminin soit géré, sur le terrain comme en dehors, par des femmes. Le premier test grandeur nature aura lieu lors du Mondial des clubs féminin en janvier 2028, une compétition calquée sur le modèle masculin inauguré l’été dernier aux États-Unis.
Pensez-vous que cette obligation réglementaire est le meilleur moyen d’accélérer l’égalité, ou craignez-vous que cela mène à des nominations « par défaut » dans certaines sélections ?