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Le feuilleton interminable entre la Ville de Paris et le Paris Saint-Germain prend un virage à 180 degrés. Ce lundi 30 mars 2026, le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire (PS), a confirmé au micro de Franceinfo sa volonté ferme de vendre le Parc des Princes au club de la capitale. Un changement de doctrine radical après les années de blocage sous le mandat d’Anne Hidalgo.

Un calendrier ultra-serré : Objectif fin d’été 2026
Emmanuel Grégoire ne veut pas perdre de temps. Moins de deux ans avant le centenaire du stade sous sa forme actuelle, l’édile parisien souhaite sceller l’avenir du club à la Porte d’Auteuil.
- Le Conseil de Paris en arbitre : Un Conseil de Paris exceptionnel se tiendra à la mi-avril 2026 pour lancer officiellement les démarches.
- L’échéance finale : Le maire a annoncé avoir convenu avec QSI (l’actionnaire du PSG) de clôturer les négociations au plus tard à la fin de l’été 2026.
- Le maintien à Paris : L’objectif politique est clair : couper court aux projets de nouveau stade en banlieue (Montigny-le-Bretonneux ou Aulnay) pour garantir que le PSG reste dans ses murs historiques.
Pourquoi vendre ? L’argument du « bon sens » budgétaire
Pour justifier ce revirement, Emmanuel Grégoire avance des arguments pragmatiques et financiers, loin de la posture idéologique de sa prédécesseure.
- L’argent public aux services publics : Le maire estime que les impôts des Parisiens n’ont pas vocation à entretenir une enceinte de football professionnel.
- Un réinvestissement massif : « L’intégralité de la vente du Parc des Princes serait affectée à la création de nouveaux équipements sportifs de proximité et à l’entretien des actuels, ainsi qu’à la création d’espaces verts », a-t-il promis.
- L’attachement affectif : Au-delà des chiffres, Grégoire souligne le lien indéfectible entre la ville et son club, jugeant impensable un départ hors des limites de la capitale.
État des lieux du dossier (Mars 2026)
| Point de friction | Situation sous Anne Hidalgo | Situation sous Emmanuel Grégoire |
| Vente du stade | Refus catégorique (« Le Parc n’est pas à vendre ») | Favorable à la vente |
| Relation avec Al-Khelaïfi | Rupture totale des discussions | Dialogue réengagé et constructif |
| Alternative (Nouveau stade) | Risque de départ vers la banlieue | Priorité absolue au maintien au Parc |
| Prix de vente | Estimation divergente (38M€ vs 350M€+) | Négociations à venir (expertises en cours) |
Analyse : Le « sauveur » du Parc ?
En se positionnant comme le facilitateur de la vente, Emmanuel Grégoire réalise un coup politique majeur. S’il parvient à boucler le dossier d’ici septembre, il mettra fin à une crise qui menaçait l’identité même du PSG. Pour Nasser Al-Khelaïfi, c’est une victoire éclatante : le club pourra enfin devenir propriétaire de son outil de travail, condition sine qua non pour lancer les travaux d’agrandissement à 60 000 places. Reste toutefois la question épineuse du prix : entre les 38 millions d’euros initialement proposés par le club et les attentes de la mairie (probablement autour de 300 à 500 millions), la bataille des experts ne fait que commencer.
Selon vous, quel serait le « juste prix » pour le Parc des Princes afin que les Parisiens ne se sentent pas lésés tout en permettant au PSG de rester compétitif ?
🔴 Paris : vers la vente du Parc des Princes au PSG ? ➡️ "Je considère que ce n'est pas à l'argent public de payer une enceinte de foot professionnel. Je considère qu'on peut mettre l'argent à bien d'autres endroits plus utiles", dit Emmanuel Grégoire, maire de Paris. pic.twitter.com/S3X7iZg4Zx
— franceinfo (@franceinfo) March 30, 2026