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C’est une prise de parole attendue qui ne manquera pas de relancer la polémique. Ce mercredi 1er avril 2026, Gianluca Prestianni (20 ans) a brisé le silence lors d’un entretien exclusif avec la chaîne argentine Mi Telefe. Le milieu offensif de Benfica, au cœur d’une tempête médiatique depuis le 17 février dernier, nie fermement avoir proféré des insultes racistes à l’encontre de Vinicius Junior lors du play-off de Ligue des champions.

« Puni sans preuve » : La défense de Prestianni
Accusé d’avoir répété le mot « mono » (singe) lors de la défaite de Benfica face au Real Madrid (0-1), l’espoir argentin a dénoncé une injustice, tout en remerciant son club pour son soutien indéfectible.
- Le sentiment d’injustice : « Cela m’a beaucoup fait mal. Pour quelque chose que je n’ai pas dit, j’ai été puni sans preuve », a-t-il déclaré, faisant référence à sa suspension pour le match retour au Santiago-Bernabéu.
- Le soutien du club : Malgré l’enquête de l’UEFA, Benfica a maintenu sa confiance au joueur : « Je suis très reconnaissant envers le staff et mes coéquipiers. Le club a cru en moi et m’a soutenu en tout. »
- Une zone d’ombre persiste : Durant l’interview, le joueur n’a toutefois pas expliqué pourquoi il avait dissimulé ses lèvres avec son maillot, un geste souvent interprété comme une volonté de masquer ses propos aux caméras et aux experts en lecture labiale.
Le témoignage accablant de Kylian Mbappé
Si Prestianni clame sa sérénité, il doit faire face à un témoin de poids : Kylian Mbappé. Présent sur la pelouse lors de l’incident, le capitaine des Bleus et attaquant du Real Madrid avait été très précis dans ses accusations après la rencontre.
« Il s’est très mal comporté. Il a placé son maillot devant la bouche et, cinq fois, je dis bien cinq fois, il a dit « mono ». » — Kylian Mbappé
Ce témoignage direct a pesé lourd dans la décision de l’UEFA de suspendre le jeune Argentin à titre conservatoire, une mesure rare avant la conclusion définitive d’une enquête.
Le racisme dans le football : Données et procédures de l’UEFA
L’affaire s’inscrit dans un contexte de lutte accrue contre les discriminations. L’UEFA suit une procédure stricte en trois étapes pour gérer les incidents racistes en match, allant de l’arrêt temporaire à l’arrêt définitif de la rencontre.
Selon les rapports annuels sur les discriminations dans le football européen, les signalements d’incidents à caractère racial ont connu une hausse ces dernières années, notamment en raison de la libération de la parole des joueurs et d’une meilleure surveillance technologique.
| Saison | Incidents racistes signalés (Compétitions UEFA) | Sanctions marquantes |
| 2023-2024 | ~145 | Fermetures partielles de tribunes |
| 2024-2025 | ~168 | Suspensions de joueurs (5 à 10 matchs) |
| 2025-2026 (en cours) | ~112* | Affaire Prestianni (enquête en cours) |
*Chiffres provisoires basés sur les rapports de mi-saison.
Analyse : Un verdict très attendu pour l’exemple
L’UEFA se trouve dans une position délicate. D’un côté, le témoignage de Mbappé est catégorique ; de l’autre, Prestianni dénonce une condamnation par l’opinion publique sans preuve matérielle (audio ou lecture labiale claire). Si les faits sont avérés, l’Argentin risque une suspension exemplaire pouvant aller jusqu’à dix matchs européens, ce qui compromettrait lourdement son début de carrière sur le Vieux Continent. Pour Vinicius Junior, cible récurrente d’attaques racistes depuis plusieurs saisons, cette affaire est un test supplémentaire pour la fermeté des instances face aux comportements haineux sur le terrain.
Selon vous, le témoignage d’un joueur adverse (comme celui de Mbappé) doit-il suffire à condamner un joueur en l’absence de preuves vidéos ou audios claires ?