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L’heure de vérité a sonné pour la Squadra Azzurra. Ce lundi 30 mars 2026, à la veille de la « finale » des barrages contre la Bosnie-Herzégovine, Gennaro Gattuso s’est présenté face à la presse dans l’étroite salle du stade Bilino-Polje. Entre détermination farouche et refus des excuses, le sélectionneur italien a placé ses joueurs devant leurs responsabilités : l’Italie n’a plus le droit à l’erreur.

« Le terrain est un alibi pour les faibles »
Alors que la presse italienne s’inquiète de l’état de la pelouse enneigée et du délabrement du stade de Zenica, « Ringhiso » a balayé d’un revers de main toute velléité de plainte.
- L’expérience croate : Fort de son passage sur le banc de l’Hajduk Split, Gattuso relativise : « J’en ai vu des terrains compliqués avec l’Hajduk. Celui-là fera l’affaire. Se plaindre est un alibi pour les faibles. »
- Priorité au combat : Le sélectionneur assume un style moins léché pour assurer le résultat. « Je préfère voir une équipe moins belle mais qui s’expose moins. »
- L’ADN italien : Pour lui, la qualification passera par les valeurs historiques de la Nazionale : l’orgueil, l’agressivité et la « capacité à souffrir ».
La peur au ventre, mais l’objectif en tête
Après deux absences consécutives au Mondial (2018, 2022), la pression est à son paroxysme. Gattuso ne cache pas la dimension émotionnelle de ce rendez-vous.
- Gérer l’émotion : Après une entame crispée contre l’Irlande du Nord (2-0) jeudi dernier, le coach sait que ses joueurs devront dompter leurs nerfs face à un public hostile.
- Une progression défensive : Arrivé il y a sept mois, Gattuso estime avoir stabilisé une équipe qui concède désormais moins d’occasions.
- Sa responsabilité personnelle : Interrogé sur un éventuel troisième échec historique pour le football italien, il n’a pas fui : « Ce serait un vrai coup dur et j’assumerais mes responsabilités. Mais on n’y pense pas, ce serait perdre de l’énergie. »
Le dernier obstacle avant l’Amérique
| Match | Enjeu | Lieu | Heure (FR) |
| Bosnie – Italie | Place au Mondial 2026 | Stade Bilino-Polje (Zenica) | Mardi 31/03 – 20h45 |
Analyse : Le « style Gattuso » à l’épreuve du feu
Gennaro Gattuso joue gros. Nommé pour ramener de la « grinta » dans une sélection traumatisée, il se retrouve exactement dans le contexte qu’il affectionne : un stade hostile, une pelouse grasse et un combat d’hommes. En refusant de critiquer les installations bosniennes, il coupe court à toute forme de victimisation de ses joueurs. L’Italie ne viendra pas à Zenica pour produire du beau jeu, mais pour arracher son ticket par tous les moyens nécessaires. Pour Gattuso, c’est le match d’une vie d’entraîneur ; pour l’Italie, c’est celui de la rédemption ou du déclin définitif.
Pensez-vous que l’approche pragmatique et « moins belle » prônée par Gattuso est la seule solution pour que l’Italie évite un nouveau traumatisme national ?