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La lune de miel n’aura duré que le temps d’une conférence de presse. Pour la grande première d’Habib Beye sur le banc de l’Olympique de Marseille, les Phocéens ont sombré sous la pluie bretonne face à un Stade Brestois chirurgical (2-0). Entre faillite collective initiale et manque de réalisme, le nouvel entraîneur mesure déjà l’ampleur du chantier qui l’attend.

Un premier acte catastrophique
Le passage au 4-3-3 prôné par Habib Beye a tourné à la démonstration d’impuissance en première période. Dépassés physiquement et techniquement, les Marseillais ont proposé une « bouillie de foot » face au pressing haut des hommes d’Eric Roy.
- Le bourreau Ludovic Ajorque : L’attaquant brestois (1,96 m) a fait vivre un calvaire à la défense marseillaise. Il a inscrit ses deux premiers buts de la tête de la saison en prenant le dessus sur Aguerd (10e) puis en coupant un centre de Magnetti (29e).
- Bilan à la pause : 2-0 pour Brest et un OM incapable de réagir.
Le tournant : Le penalty manqué de Mason Greenwood
Malgré l’entrée de Pierre-Emerick Aubameyang à la pause, qui a stabilisé le bloc marseillais, la réussite a fui les visiteurs. Le point de rupture est survenu à la 82e minute :
Le fait du match : Mason Greenwood, meilleur buteur de Ligue 1, a eu l’occasion de relancer le suspense sur penalty après une faute de Guinda. Mais sa tentative a été détournée par un Grégoire Coudert impérial, scellant définitivement le sort de la rencontre.
L’OM stagne, Brest regarde vers l’Europe
Cette défaite, la deuxième consécutive sans marquer de but en déplacement après la claque reçue au Parc des Princes, place l’OM dans une situation comptable délicate.
Conséquences au classement :
| Club | Rang | Statut |
| OM | 4e | Bloqué avec deux points pris sur les 12 derniers possibles. |
| Brest | 11e | Se replace dans la course aux places européennes. |
Les trois premières places, synonymes de qualification directe pour la Ligue des Champions, pourraient s’éloigner considérablement à l’issue de cette 22e journée.
Analyse : Quel remède pour Habib Beye ?
Si la seconde période a montré un visage plus conquérant, la fragilité défensive et le manque de liant au milieu de terrain (symbolisé par les difficultés de Vermeeren) inquiètent. Le stage prévu à Marbella en Espagne sera crucial pour que le technicien sénégalais puisse enfin insuffler sa méthode dans le fond.
« Je ne considère pas que l’équipe est malade », disait Beye jeudi. Après ce revers à Brest, le diagnostic pourrait être plus complexe que prévu.