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Une semaine après avoir offert au Sénégal sa deuxième Coupe d’Afrique des nations, Pape Gueye est revenu longuement sur la finale électrique face au Maroc (1-0 a.p., 18 janvier). Invité de Téléfoot, le milieu de terrain de Villarreal a livré un témoignage fort, entre émotion, lucidité et reconnaissance envers son capitaine Sadio Mané.

« Le plus beau but de ma carrière »
Auteur de l’unique but de la finale, inscrit en prolongation, Pape Gueye ne cache pas l’importance symbolique de ce moment.
« C’est le plus beau but de ma carrière, le plus important surtout. C’était une délivrance », confie-t-il, médaille autour du cou et sourire aux lèvres. Une célébration pleine de rage, reflet de la tension extrême qui entourait cette rencontre historique.
Le chaos de la fin du temps réglementaire
La finale aurait pourtant pu basculer dans le chaos. À la fin du temps additionnel, les joueurs sénégalais quittent la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc après intervention du VAR. Un moment de flottement rare à ce niveau.
« On peut se tromper, on l’a reconnu, puisqu’on est revenus sur le terrain », admet Gueye avec honnêteté.
Le rôle décisif de Sadio Mané
C’est à ce moment précis que Sadio Mané entre pleinement en scène.
« Il a trouvé les bons mots, au bon moment, pour remobiliser tout le monde », souligne Gueye. Un discours décisif, qui permet aux Lions de la Teranga de reprendre le match et d’écrire l’histoire.
« Ça montre son importance dans l’équipe. On a su l’écouter. Merci à Sadio. »
La panenka de Brahim Diaz : un geste trop osé ?
Interrogé sur la panenka manquée de Brahim Diaz, arrêtée par Édouard Mendy et tournant majeur de la finale, Pape Gueye se montre franc :
« Honnêtement, je ne l’aurais pas fait. C’est osé. S’il marque, il est derrière Zidane… mais c’est tenté. »
Une référence directe à la célèbre panenka de Zinédine Zidane en finale de la Coupe du monde 2006.
Un rendez-vous déjà attendu face aux Bleus
Enfin, Pape Gueye se projette déjà sur l’avenir, avec un Sénégal – France programmé le 16 juin, pour l’entrée en lice des deux équipes au Mondial.
« On peut rivaliser avec les plus grandes nations. Ils ont énormément de talent, mais nous aussi. On va se battre avec nos armes. »
Près de 25 ans après l’exploit de 2002, les Lions de la Teranga s’apprêtent à défier de nouveau les Bleus, avec la même ambition : faire tomber un géant.