Daryl Janmaat brise le tabou : « La cocaïne a détruit ma vie »

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C’est un témoignage d’une rare vulnérabilité dans le milieu du football. L’ancien international néerlandais Daryl Janmaat (36 ans), passé par Newcastle et Watford, a accordé un entretien bouleversant au média AD ce mardi. Il y révèle sa descente aux enfers dans l’addiction à la cocaïne, un combat qu’il mène depuis la fin brutale de sa carrière.


Le point de bascule : Une blessure et une erreur médicale

Pour l’ancien latéral droit (34 sélections avec les Oranje), tout a basculé en 2022. Alors qu’il tente de soigner un genou récalcitrant, un incident médical scelle son destin de sportif.

  • L’infection fatale : « L’articulation s’est infectée à cause d’une mauvaise aiguille lors d’une injection. Ma carrière était finie, je ne pouvais pas supporter ça. »
  • La perte de repères : Privé de la structure quotidienne du sport de haut niveau, Janmaat a sombré. « La dépendance s’est installée progressivement. »

Les ravages personnels d’une addiction « terrible »

Janmaat ne cache rien des conséquences dévastatrices de sa consommation sur son entourage.

« Tu commences à mentir aux gens que tu aimes. C’est terrible, j’ai blessé beaucoup de gens. » — Daryl Janmaat

  • Le coût familial : Sa femme, Yoshi, a fini par le quitter, incapable de supporter les effets de cette dépendance.
  • La santé mentale : Ce témoignage s’inscrit dans le cadre du documentaire « Les vrais hommes ne pleurent pas », qui vise à sensibiliser les footballeurs aux troubles psychologiques liés à l’après-carrière.

Le chemin de la reconstruction

Désormais sevré, Daryl Janmaat tente de reconstruire sa vie loin des terrains professionnels, mais toujours dans le domaine du sport.

  1. Une nouvelle activité : Il a lancé sa propre salle de sport pour retrouver une discipline de vie.
  2. Un message de prévention : En parlant ouvertement, il souhaite rappeler que la chute « peut arriver à n’importe qui », même à ceux qui semblent avoir tout réussi.
  3. Expérience de directeur technique : Malgré ses déboires, son dernier club (ADO Den Haag) l’avait soutenu dans sa reconversion, une bouée de sauvetage qu’il apprend aujourd’hui à valoriser.

Analyse : Le syndrome de la « petite mort » du sportif

Le cas de Janmaat illustre cruellement la difficulté pour certains athlètes de gérer la transition vers la retraite, surtout lorsqu’elle est imposée par une blessure. Le manque d’adrénaline et la perte de cadre social sont des facteurs de risque majeurs pour les addictions. Son courage de parler aujourd’hui pourrait inciter les instances (FIFA, fédérations nationales) à renforcer l’accompagnement psychologique des joueurs en fin de contrat ou gravement blessés.

Le football professionnel en fait-il assez pour préparer les joueurs à la réalité brutale de l’après-carrière, ou le cas de Janmaat montre-t-il une faille systémique dans l’accompagnement des sportifs ?


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