« Désolé, moi c’est Sofiane… » : L’incroyable mensonge de Ben Arfa à 15 ans pour fuir sa propre gloire !

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C’est l’histoire d’un gamin qui voulait être le meilleur joueur du monde, mais qui ne supportait pas d’être reconnu au McDo. Dans le fascinant long format de L’Équipe Explore publié cette semaine, une nouvelle anecdote surgit du passé pour éclairer la personnalité complexe d’Hatem Ben Arfa. Entre génie absolu sur le terrain et malaise social en dehors, le jeune prodige de l’OL s’était inventé une parade imparable : un frère jumeau imaginaire.

« Hatem ? Non, c’est mon frère… »

À son arrivée à Lyon en 2002, Ben Arfa est déjà une « star » à cause du documentaire de Clairefontaine. Une célébrité lourde à porter pour un ado de 15 ans. L’anecdote racontée est savoureuse : interpellé par deux filles dans un McDonald’s lyonnais qui pensent le reconnaître, il se fige et lâche avec un aplomb déconcertant :

« Désolé, Hatem, c’est mon frère jumeau, moi je m’appelle Sofiane… »

Une fuite en avant pour échapper aux regards, alors même qu’au centre de formation, il bénéficie de privilèges (chambre individuelle) qui agacent ses camarades et même ses professeurs.

Sur le terrain : Un triplé en 10 minutes dans le Derby !

Si « Sofiane » est timide, Hatem est un monstre. Pour comprendre la « Hype », il faut écouter les témoins de l’époque. Sidney Govou l’avoue : « C’était l’attraction de l’équipe, plus que Karim Benzema à l’époque. » La preuve ultime ? Son premier derby U17 contre Saint-Étienne.

  • Le scénario : L’OL perd 0-2.
  • L’entrée : Ben Arfa rentre en jeu.
  • Le résultat : Il claque un triplé en dix minutes (dont deux buts dans le temps additionnel).

Paul Le Guen obligé d’arrêter les entraînements

Ce mélange de timidité (le faux jumeau) et d’arrogance technique créait un cocktail explosif chez les pros. On apprend que l’entraîneur Paul Le Guen devait parfois interrompre les séances d’entraînement. Pourquoi ? Pour protéger Ben Arfa ! Le gamin humiliait tellement les tauliers (petits ponts, sombreros sur les cadres) que le coach avait peur que les « anciens » ne le découpent de rage. C’est ce même culot qui le poussera, quelques mois plus tard, à lancer la fameuse phrase à Juninho (« T’es qu’un tireur de coup franc »), achevant de construire sa légende d’enfant terrible.


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