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Le séisme provoqué par l’éviction de Ligue 1+ au profit de beIN Sports pour les droits de la Coupe du monde 2026 continue de faire trembler les instances. Mais alors que certains dirigeants de la LFP réclamaient vengeance, le président de la Fédération Française de Football (FFF), Philippe Diallo, a choisi la voie de l’apaisement ce jeudi.
Depuis Bruxelles, où il assiste au congrès de l’UEFA, le patron de la Fédération a livré son analyse sur ce « hold-up » qatarien qui a poussé Nicolas de Tavernost vers la sortie.

Pas de recours contre la FIFA
Malgré un contrat signé et envoyé par la Ligue à la FIFA pour un montant de 20 millions d’euros, l’instance mondiale a finalement préféré l’offre de beIN. Si l’humiliation est réelle, Diallo ne veut pas de bataille juridique perdue d’avance.
« Il y avait eu un bon coup de joué par Ligue 1+. Malheureusement, il n’a pas pu être finalisé. Maintenant, il faut tourner la page », a-t-il déclaré à L’Équipe.
Pour le président de la FFF, l’urgence n’est pas au conflit mais à la reconstruction : « Il est nécessaire de finaliser la réforme de la gouvernance pour éviter ce type de crise dont on se passerait bien. »
L’hommage (et le doute) sur Nicolas de Tavernost
Philippe Diallo a également tenu à saluer le travail « spectaculaire » de Nicolas de Tavernost à la tête de LFP Media, tout en restant prudent sur sa démission annoncée.
- Le bilan : Plus d’un million d’abonnés recrutés en un temps record.
- Le constat : Un coup de poker (la Coupe du monde) qui a échoué.
- L’avenir : « Sur son départ, tout n’est pas très clair. Il dit être en attente d’un soutien du football français. On va voir dans les jours qui viennent. »
Le spectre de Nasser al-Khelaïfi
En creux, cette déclaration montre la difficulté de la FFF à s’opposer de front à la puissance de beIN Media Group et de son président Nasser al-Khelaïfi, alors que la FIFA semble avoir apporté un soutien total à l’offre qatarienne.
En prônant la fin des hostilités, Philippe Diallo cherche surtout à protéger ce qu’il reste de la stabilité du football professionnel français, au risque de laisser un goût amer aux clubs qui comptaient sur la Coupe du monde pour sauver leurs finances.