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Les revenus de Gianni Infantino connaissent une progression spectaculaire. Selon des révélations du Monde, le président de la FIFA a perçu 5,27 millions d’euros en 2024, contre 1,28 million d’euros huit ans plus tôt, au début de son mandat. Une multiplication par plus de quatre, qui relance le débat sur la gouvernance et la politique salariale de l’instance mondiale.

Une rémunération en forte hausse
Ces chiffres proviennent des déclarations fiscales déposées par la FIFA auprès des autorités américaines, consultées par le quotidien. En 2024, Gianni Infantino a coûté 6,133 millions de dollars à la Fédération internationale, soit environ 5,27 millions d’euros.
Le détail de cette rémunération est révélateur de l’évolution du poste :
- 2,954 millions de dollars de salaire de base
- 1,874 million de dollars de bonus
- 1,148 million de dollars en « autres rémunérations à déclarer »
- 155 000 dollars au titre de la retraite et des rémunérations différées
À titre de comparaison, en 2016, première année pleine de son mandat après le départ de Sepp Blatter, la FIFA déclarait une rémunération totale d’environ 1,5 million de dollars pour son président.
Un contexte financier favorable à la FIFA
Âgé de 55 ans, Gianni Infantino bénéficie d’un contexte économique particulièrement porteur pour l’organisation qu’il dirige. Depuis son arrivée au pouvoir en 2015, la FIFA met en avant une croissance continue de ses revenus, portée notamment par l’explosion des droits télévisés, l’élargissement de la Coupe du monde et l’arrivée de nouveaux marchés.
Le Monde rappelle ainsi que la FIFA anticipe 11 milliards de dollars de “produits” sur le cycle 2023-2027, un chiffre record dans l’histoire de l’institution. Une prospérité financière qui pourrait encore entraîner une hausse future de la rémunération de son président.
Une hausse qui interroge
Si la FIFA justifie cette progression par ses résultats économiques, ces montants ne manquent pas de susciter des interrogations. La gouvernance du football mondial reste sous surveillance, et la rémunération du patron de la FIFA demeure un sujet sensible, dans un contexte où les fédérations nationales et le football de base réclament davantage de moyens.
Entre succès financier revendiqué et critiques persistantes sur la transparence, Gianni Infantino incarne plus que jamais les paradoxes du football moderne : un sport en croissance permanente, mais dont la redistribution continue de faire débat.