FIFA : « Pas un numéro 10 », Platini rhabille Infantino pour l’hiver sur RMC

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À l’occasion des 20 ans de l’After Foot sur RMC ce lundi, Michel Platini a livré une analyse sans concession sur Gianni Infantino. S’il reconnaît des qualités de travailleur à son ancien bras droit à l’UEFA, le triple Ballon d’Or estime que l’actuel président de la FIFA n’a ni le charisme, ni l’envergure politique pour diriger le football mondial.


« Un bon numéro 2, mais pas un bon numéro 1 »

Pour Michel Platini, la hiérarchie est claire : Gianni Infantino était un excellent exécutant, mais il lui manque l’étoffe d’un leader. L’ancien meneur de jeu des Bleus utilise une métaphore footballistique pour souligner ce manque de vision :

« C’est un bon administratif. Il n’est pas charismatique. Président, c’est autre chose. Il faut être numéro 10. » — Michel Platini

Platini décrit un homme passionné et infatigable (« il ne dort pas beaucoup »), mais limité par une fascination pour les sphères d’influence : « Il est très fan des gens qui sont riches et qui ont du pouvoir. Il a toujours été comme ça. »

La trahison de 2015 : « Il a profité de mes problèmes »

En froid polaire avec Infantino depuis son éviction de la course à la présidence de la FIFA en 2015, Platini est revenu sur l’affaire du paiement de 2 millions de francs suisses qui l’a tenu éloigné des terrains pendant près de dix ans avant son acquittement définitif en 2025.

S’il ne considère pas Infantino comme l’instigateur direct du complot, il l’accuse d’avoir opportunément verrouillé la porte pour empêcher son retour :

  • L’opportunisme : Infantino aurait profité de la chute de son mentor pour s’emparer du trône.
  • L’acharnement : Platini estime avoir été maintenu au pénal par la FIFA d’Infantino uniquement pour entraver toute velléité de retour aux affaires.

Le duel Platini vs Infantino : Chronologie d’une rupture

PériodeRelationContexte
2009 – 2015Duo de chocPlatini (Président UEFA) et Infantino (Secrétaire Général).
2015La rupturePlatini est suspendu ; son « numéro 2 » se présente à sa place à la FIFA.
2025L’épilogue judiciairePlatini est acquitté par la justice suisse ; la rupture est définitive.
Mars 2026Le bilanPlatini dénonce sur RMC un manque de « charisme » politique.

Analyse : Un héritage contesté à la tête de la FIFA

Les propos de Michel Platini interviennent alors que Gianni Infantino multiplie les réformes controversées (Mondial des clubs élargi, Coupe du monde à 48 équipes). En soulignant qu’il n’était « pas partisan » de sa candidature initiale, Platini se pose en gardien d’un football plus authentique, face à une gestion qu’il juge purement administrative et courtisane.

À 70 ans, « Platoche » ne semble plus briguer de mandat, mais il continue d’exercer son pouvoir de nuisance médiatique contre celui qui, selon lui, a troqué le costume de serviteur pour celui de maître sans en avoir les épaules.

L’analyse de Michel Platini sur le manque de « caractère politique » d’Infantino trouvera-t-elle un écho chez les fédérations nationales ?


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