Futsal français : la FFF passe à la vitesse supérieure et vise les JO 2032

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La Fédération française de football (FFF) change de dimension sur le dossier futsal. Réunie jeudi en comité exécutif, l’instance fédérale a dévoilé le deuxième acte de son plan national de développement, avec une ambition clairement assumée : faire du futsal un sport majeur en France et l’emmener jusqu’aux Jeux Olympiques de Brisbane en 2032. Un virage stratégique fort, porté personnellement par le président Philippe Diallo, qui parle désormais d’une discipline prioritaire.

Un objectif olympique clairement affiché

Le message est limpide. Pour la FFF, Los Angeles 2028 arrive trop tôt, mais Brisbane 2032 représente une cible crédible. Philippe Diallo ne cache pas son optimisme après ses échanges avec les instances internationales : Aleksander Čeferin (UEFA) et Gianni Infantino (FIFA).

« Le futsal est un sport de salle, spectaculaire, très dynamique, qui séduit notre jeunesse », insiste le président fédéral.

Cette volonté marque une rupture. Longtemps considéré comme une pratique périphérique, le futsal est désormais vu comme un levier stratégique du football français, complémentaire du football à onze mais avec une identité propre.


Un premier cycle déjà structurant

Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité d’un premier cycle mené entre 2021 et 2024, que la FFF juge largement positif. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • Doublement du nombre de licenciés, passant à 50 000 pratiquants
  • Création de l’équipe de France féminine, aujourd’hui 48e mondiale
  • 4e place historique des Bleus à la Coupe du monde 2024
  • Près de 200 000 pratiquants scolaires, faisant du futsal la première discipline du sport scolaire via l’UNSS

Une base solide, mais encore insuffisante aux yeux de la Fédération, qui vise désormais 100 000 licenciés à l’horizon 2032.


Structurer, professionnaliser, médiatiser

Le nouveau plan triennal a un objectif clair : consolider les acquis et accélérer la professionnalisation. Plusieurs axes majeurs ont été annoncés :

  • Création d’un second Pôle France, en complément de celui de Lyon (ouvert en 2018), afin de renforcer la formation de l’élite
  • Lancement de deux nouveaux championnats nationaux dès mi-2026 :
    • une Ligue Élite féminine
    • un Championnat national U19 garçons
  • Accompagnement renforcé des clubs d’élite, pour élever le niveau de compétitivité nationale et européenne

Mais le chantier le plus sensible reste celui de la visibilité médiatique. Consciente du déficit d’exposition du futsal, la FFF travaille sur la création d’une chaîne dédiée, capable de diffuser régulièrement les matches de D1 Futsal et d’attirer sponsors et partenaires.


10 millions d’euros par an : un investissement assumé

Pour soutenir cette montée en puissance, la Fédération a décidé d’augmenter significativement son engagement financier. Environ 10 millions d’euros seront investis chaque année, contre un peu plus de 6 millions lors du premier plan.
Un effort conséquent, qui confirme que le futsal n’est plus un projet expérimental, mais un axe structurant de la politique fédérale.


Un tournant historique pour le futsal français

Avec cette nouvelle feuille de route, la FFF envoie un signal clair : le futsal change de statut. Discipline en pleine expansion, attractive pour les jeunes et compatible avec les exigences modernes du sport-spectacle, il pourrait devenir l’un des piliers du football français de demain.

Reste désormais à transformer l’essai, sur les parquets comme dans les tribunes. 2032 est encore loin, mais pour la FFF, le compte à rebours est déjà lancé.


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