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C’est l’une des sensations de la Premier League cette saison. Transféré l’été dernier de l’Olympique Lyonnais à Manchester City pour 36 millions d’euros, Rayan Cherki (22 ans) a réussi là où beaucoup l’attendaient au tournant : s’imposer sous les ordres de l’exigeant Pep Guardiola. Invité de l’émission After Angleterre, son ancien capitaine et mentor Alexandre Lacazette a livré les clés pour comprendre – et manager – le phénomène.

« De l’amour et du challenge » : Le mode d’emploi psychologique
Désormais exilé en Arabie Saoudite au Neom SC, Alexandre Lacazette (34 ans) connaît Rayan Cherki mieux que personne, après avoir partagé 100 matchs avec lui sous le maillot lyonnais. Pour le « Général », la gestion de Cherki est un équilibre subtil.
« Si j’étais le coach de Rayan, je lui donnerais énormément d’amour. Mais il faut quand même le challenger », explique Lacazette.
Selon l’ancien buteur des Gunners, Cherki ne fonctionne pas à la contrainte pure, mais à l’ambition. « Il a de très grosses ambitions. Il faut lui faire des rappels pour ne pas qu’il se repose sur ses lauriers », prévient-il. Une méthode que Pep Guardiola semble avoir parfaitement adoptée, oscillant entre éloges publics et exigences tactiques extrêmes.
L’effet Fonseca avant l’effet Guardiola
Si Cherki brille aujourd’hui chez les Skyblues, Lacazette rappelle que la transformation a débuté à Lyon, sous la houlette de Paulo Fonseca (entraîneur de l’OL la saison passée).
- La prise de conscience : Cherki a compris qu’il ne pouvait pas « toucher tous les ballons ».
- La discipline : Il a appris à attendre le ballon dans les zones préférentielles pour être décisif.
« Avec Guardiola, c’est plus facile d’écouter quand on voit ce qu’il a fait de Kevin De Bruyne », note Lacazette. Le jeune international français (4 sélections) profite aujourd’hui de cette maturité tactique acquise en Ligue 1.
La face cachée de Cherki : Un cœur en or et… des flans
Loin de l’image parfois arrogante qui a pu lui coller à la peau à ses débuts, Lacazette décrit un coéquipier attachant et généreux au quotidien.
« Il a un grand cœur, les gens ne le savent pas. Plusieurs fois dans la semaine, il ramenait des flans, des trucs à manger. Quand il peut offrir, il le fait de bon cœur », révèle l’ancien capitaine de l’OL.
Une générosité et une joie de vivre (« il aime rigoler ») qui facilitent sans doute son intégration dans le vestiaire des champions d’Angleterre. Entre talent pur et maturité nouvelle, Rayan Cherki semble enfin avoir trouvé la recette pour devenir le joueur de classe mondiale qu’on lui prédisait.
🏴 #AfterAngleterre 🏴
— After Foot RMC (@AfterRMC) February 5, 2026
🗣💬 "Il s'adapte aux mouvements que tu préfères, c'est le numéro 10 qui veut faire plaisir aux attaquants. Avoir Rayan heureux, c'est bénéfique pour l'équipe"
Ancien coéquipier de Cherki, Alexandre Lacazette évoque son profil.https://t.co/f2kT2XvVTQ pic.twitter.com/OdKcYHDEwR