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Malgré la défaite du HAC (0-1) face au champion d’Europe ce samedi soir, Mory Diaw a été l’un des grands animateurs de la rencontre. En repoussant le penalty de Désiré Doué à la 79e minute, le portier sénégalais a non seulement retardé l’échéance, mais il a surtout prouvé que l’étude du jeu (et un brin de chauvinisme parisien) peut faire des miracles.

« Je suis supporter du PSG, je l’ai vu tirer »
Interrogé au micro de Ligue 1+ après le match, l’ancien gardien de Clermont a révélé les coulisses de son duel psychologique avec le jeune attaquant parisien.
- Le travail de l’ombre : Diaw n’a pas choisi son côté au hasard. Il s’est appuyé sur ses souvenirs de spectateur attentif des performances du PSG.
- Le précédent : « Je l’ai vu tirer contre Liverpool, j’ai choisi le côté où il a tiré et ça m’a réussi », a-t-il confié avec un large sourire.
- Le paradoxe : Formé au PSG, Mory Diaw ne cache pas son attachement au club de la capitale, ce qui lui donne un avantage certain pour anticiper les habitudes de ses anciens partenaires.
Le PSG et les penalties : Une crise de confiance alarmante
Si l’anecdote de Diaw fait sourire, elle souligne un problème de fond pour le groupe de Luis Enrique. Le point de penalty, autrefois une formalité, est devenu un véritable calvaire pour les Parisiens cette saison.
Le bilan d’Opta : 50 % de réussite
| Compétition | Bilan Penalties | Derniers échecs |
| Saison 2025-2026 | 5 / 10 (50 %) | O. Dembélé (vs Newcastle) |
| Vitinha (vs Monaco) | ||
| D. Doué (vs Le Havre) |
Face à cette statistique, Luis Enrique reste pourtant fidèle à sa philosophie de rotation : « On va continuer à faire de la rotation dans les buteurs. On a de bons gardiens et de bons buteurs, mais on rate aussi des penalties. »
L’essentiel est assuré avant Chelsea
Malgré cette maladresse récurrente devant le but (22 tirs, 9 cadrés ce samedi), le PSG réalise la bonne opération du week-end :
- En Ligue 1 : Paris prend quatre points d’avance sur Lens (tenu en échec par Strasbourg 1-1).
- En Europe : La qualification pour les 8es de finale est acquise, et le match contre Nantes a été reporté pour préparer au mieux le choc contre Chelsea.
À noter : Les Blues ont d’ailleurs déjà lancé les hostilités par voie de presse, affirmant que le statut de champion d’Europe du PSG « ne leur fait pas peur ».
Analyse : Mory Diaw, le bourreau par amour
La performance de Diaw (7 arrêts au total) montre que le PSG, s’il domine outrageusement ses adversaires, reste vulnérable dès qu’un gardien parvient à entrer dans la tête de ses attaquants. À l’approche des matchs couperets de Ligue des champions, cette fébrilité sur penalty pourrait devenir un facteur déterminant.
Pensez-vous que Luis Enrique doit continuer sa rotation des tireurs pour ne pas installer de pression sur un seul joueur, ou est-il temps de désigner un « tueur » attitré pour les grands rendez-vous ?