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Le football passe parfois au second plan, et le samedi 14 février 2026 restera gravé dans la mémoire d’Edoardo Bove. Entré à la 86e minute du match de Championship entre Watford et Preston (2-2), le milieu de terrain italien a mis fin à un calvaire de 434 jours.
C’étaient ses premières minutes officielles depuis ce terrible soir de décembre 2024, où il s’était effondré sur la pelouse de la Fiorentina face à l’Inter Milan.

L’exil anglais pour continuer de rêver
Comme Christian Eriksen avant lui, Bove a dû quitter l’Italie pour poursuivre sa carrière. Le règlement de la Serie A interdit en effet la pratique du sport professionnel avec un défibrillateur automatique implanté (DAI).
- Le choix de Watford : Libre de tout contrat, le joueur de 23 ans a choisi l’Angleterre et l’exigence de la Championship pour prouver qu’il était toujours un athlète de haut niveau.
- L’accueil : Le staff des « Hornets » a accompagné son retour avec une prudence extrême, validée par des tests médicaux poussés tout au long du mois de janvier.
« Voir des enfants jouer me mettait en colère »
Dans un communiqué émouvant publié par le club après la rencontre, Bove s’est confié sur la détresse psychologique vécue durant sa convalescence.
« Honnêtement, au début, je ne regardais pas le football. Même voir des enfants jouer au ballon me mettait un peu en colère ! Mais je ne m’es suis jamais senti seul. Cette force venue du monde entier m’a permis d’être ici. »
Un renfort de poids pour Watford
Au-delà de l’aspect émotionnel, Watford récupère un joueur de grand talent. Formé à l’AS Roma, Bove apporte une qualité technique et une vision de jeu qui pourraient s’avérer cruciales pour la fin de saison du club londonien, actuellement en quête de stabilité en milieu de tableau.