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C’est sans doute la « remontada » la plus sale de l’histoire du football. Aux Maldives, le club de Green Streets a réussi l’impossible : assurer son maintien en première division sans même toucher le ballon. Mieux (ou pire), ils l’ont fait en perdant volontairement. Une histoire de règlement mal ficelé, de calculs d’épicier et d’une épidémie gastrique plus que suspecte qui rend fou le football local.

Le « Hack » du règlement : Perdre 2-0 plutôt que 4-0
Tout est parti d’un calcul mathématique cynique avant la dernière journée de la Dhiraagu Dhivehi Premier League.
- L’enjeu : Pour ne pas être relégué au profit du Club Valencia, Green Streets ne devait pas perdre par 4 buts d’écart ou plus face au cador du championnat, New Radiant.
- Le risque : En jouant le match à la loyale, le risque de prendre une valise (5-0, 6-0…) était réel.
- La faille : Le règlement de la Fédération prévoit qu’un forfait est sanctionné d’une défaite sur tapis vert… 2-0.
Le calcul est vite fait : 2-0, c’est moins que 4-0. Le forfait garantissait donc mathématiquement le maintien !
L’excuse officielle : « La grippe et la diarrhée »
Évidemment, on ne peut pas dire « on déclare forfait pour tricher ». Il fallait une excuse. Et les dirigeants de Green Streets ont eu de l’imagination. Le jour du match, le club a annoncé une hécatombe médicale.
« Un trop grand nombre de joueurs ont été touchés par la maladie… une épidémie de diarrhée et de grippe », a justifié le club, jurant la main sur le cœur (ou sur le ventre) ne pas avoir manipulé le résultat.
Le crime paie : Une amende dérisoire et le maintien validé !
La victime de cette combine, le Club Valencia (qui a gagné son match et aurait dû se sauver si Green Streets avait joué et perdu largement), crie au scandale et au « dégout ». Mais la Fédération des Maldives (FAM) a rendu un verdict qui va faire jurisprudence :
- Le maintien est validé. Green Streets reste en D1.
- La sanction : Une amende ridicule de 2 714 euros et une interdiction de recrutement.
Pour le prix d’une petite voiture d’occasion, Green Streets a sauvé sa place dans l’élite. Une leçon de cynisme absolu qui prouve que parfois, au football, il vaut mieux rester aux toilettes que d’aller sur le terrain.
Uproar in the Maldives as football relegation battle decided by last-day no-show | Football | The Guardian https://t.co/dTwsConzjl
— AaMaldives (@Al_Maldives) February 10, 2026