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Le pompier de service est de retour. Comme en septembre 2023 après le départ de Marcelino, Jacques « Pancho » Abardonado reprend les rênes de l’Olympique de Marseille pour un intérim sous haute tension.
À la veille de la réception de Strasbourg (samedi, 17h), le minot marseillais s’est présenté en conférence de presse avec une mission claire : simplifier à l’extrême pour éviter que le navire ne sombre après l’humiliation du Classique (0-5) et le séisme De Zerbi.

Tactique : « Bannir les choses délicates »
La méthode Abardonado est radicale : aux oubliettes les schémas complexes et les placements hybrides chers à Roberto De Zerbi. Pour Pancho, l’heure est au football « basique ».
« Quand ça ne va pas bien à Marseille, il faut bannir toutes les choses délicates tactiquement pour aller sur la simplicité. Le joueur ne doit pas avoir à réfléchir. »
- Le plan : Moins de séances vidéo, plus de terrain.
- L’objectif : Libérer les joueurs du poids tactique pour qu’ils retrouvent leurs jambes. « Il faut laver les têtes et les cerveaux », a-t-il martelé.
Un groupe « meurtri » mais revanchard
Abardonado ne cache pas l’état psychologique du vestiaire. Entre la déroute au Parc et le départ d’un coach qu’il décrit comme « merveilleux avec un grand cœur », le choc a été violent.
« J’ai trouvé un groupe meurtri et fatigué par le match à Paris. C’est logique. On a essayé d’apporter du positif, de retrouver la banane. »
L’ombre de Habib Beye et le volcan du Vélodrome
Si Pancho assure l’intérim avec Romain Ferrier, les rumeurs sur l’arrivée d’Habib Beye (favori de Medhi Benatia) s’intensifient en coulisses. Dans ce climat d’incertitude, le Vélodrome promet d’être brûlant ce samedi.
- L’ambiance : « Il y aura des banderoles, des chants, des cris. On le sait avant de venir ici », reconnaît le coach.
- Le défi : Montrer dès les premières minutes que les joueurs sont responsables et prêts à réagir.
L’OM est à 3 points du podium et toujours en lice en Coupe de France. Pour Abardonado, la saison commence demain : « On est tous revanchards. Dans le foot, on peut tous se rattraper le week-end d’après. »