PFC – PSG : « Je ne regarde même pas l’âge », le pari audacieux de Sandrine Soubeyrand pour le derby

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C’est le choc de la 15e journée d’Arkema Première Ligue. Ce samedi soir (21h05), le Paris FC reçoit son voisin et rival, le PSG, pour un derby qui sent la poudre. Mais ne vous attendez pas à voir le PFC renier son ADN malgré le rachat récent par la richissime famille Arnault. Dans un entretien accordé à L’Équipe, l’entraîneuse Sandrine Soubeyrand a été claire : les millions ne remplaceront pas la formation.

L’argent des Arnault ne change pas l’ADN

Alors que le rachat du club par les propriétaires de LVMH laissait présager un virage « galactique » sur le marché des transferts, Sandrine Soubeyrand persiste et signe. La formation reste le cœur du réacteur, une volonté partagée par les nouveaux actionnaires.

« La formation, c’était un moyen d’avoir des joueuses moins chères […] Depuis que je suis au club, ça a été un choix, mais aussi une nécessité. Ça reste quand même une nécessité », analyse la technicienne.

Pour elle, intégrer des pépites comme la jeune latérale Melween N’Dongala est un processus long qui ne s’achète pas : « Ce n’est pas ‘je claque des doigts et elle est formée’. Il faut accepter que ça prenne du temps. »

« Mieux vaut une jeune malléable qu’une star à l’ego fort »

C’est la sortie la plus marquante de son interview. Soubeyrand n’a pas caché sa préférence pour la gestion des jeunes talents plutôt que des vétérans parfois difficiles à manager. Une petite pique, peut-être, à certaines stars du circuit ?

« C’est plus facile de travailler avec des jeunes malléables qu’avec quelqu’un qui a 30 ans et qui a un ego hyper fort, qui va moins se remettre en question », a-t-elle lâché sans détour. Sa philosophie est méritocratique à l’extrême : « Je ne regarde même pas l’âge. Quand je mettais Gaëtane Thiney, elle avait 40 ans. Si quelqu’un a 16 ans et qu’elle est performante, je la mets. »

Un derby sous le signe de la jeunesse

Ce soir, face à un PSG qui a lui aussi mis la formation au cœur de son projet (mais avec des moyens colossaux), le PFC devra prouver que sa jeunesse a les épaules. Sandrine Soubeyrand aborde ce rendez-vous sans pression, forte d’un groupe qu’elle façonne au quotidien : « Je ne les découvre pas le jour du match. Je sais de quoi elles sont capables. »

Le coup d’envoi est prévu à 21h05. Un test grandeur nature pour voir si la « classe biberon » du PFC peut faire tomber l’ogre parisien.


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