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Arrivé au PSG en 2023 dans un relatif anonymat, Borja Alvarez est aujourd’hui devenu une référence interne. À 34 ans, l’entraîneur des gardiens parisiens s’est forgé une réputation unique grâce à une réussite exceptionnelle lors des séances de tirs au but, un exercice souvent assimilé à une loterie… mais qu’il a méthodiquement transformé en science.

L’homme à la serviette rouge
Depuis plusieurs mois, une image revient systématiquement avant les séances décisives : Alvarez s’approche de ses gardiens, Lucas Chevalier, Matveï Safonov ou Gianluigi Donnarumma, et leur glisse discrètement une serviette ou une gourde remplie d’indications précieuses.
Zones préférentielles des tireurs, course d’élan, posture du corps au moment de la frappe : chaque détail est consigné. Le résultat est parlant : face à Lens, Liverpool, Tottenham, Flamengo ou encore l’OM, le PSG est presque toujours sorti vainqueur.
Une méthode basée sur la data et la vidéo
Loin d’un simple coup de bluff, le travail d’Alvarez repose sur une collecte massive de données et une analyse vidéo poussée. Ancien entraîneur en D2 espagnole (Almeria, FC Andorre) après un passage à Hong Kong, le technicien espagnol prépare ses gardiens en amont des matches, parfois plusieurs jours à l’avance.
Chaque adversaire est disséqué, chaque tireur potentiel étudié. Pour Alvarez, il n’y a presque pas de hasard dans une séance de penalties.
Des séances éloignées de l’école française
Calme, méthodique, pragmatique, Alvarez tranche avec certains profils plus démonstratifs. Peu de gammes répétitives, mais beaucoup de situations de match réelles, adaptées à l’adversaire du week-end.
Cette approche a d’abord surpris, notamment Gianluigi Donnarumma, peu habitué à ce type de fonctionnement. Lucas Chevalier, lui aussi, a mis du temps à s’adapter après une relation très étroite avec son ancien entraîneur au LOSC.
Liberté et confiance
Au-delà des chiffres, Alvarez laisse toujours une marge de décision aux gardiens. L’information ne doit pas contraindre, mais aider à décider. Une philosophie saluée par Luis Enrique, pourtant avare en compliments publics :
« Borjita est phénoménal. Il donne des informations au gardien. »
Discret, loyal envers son entraîneur principal et obsédé par la préparation, Borja Alvarez a imposé une nouvelle culture du détail au PSG. Et dans les moments les plus tendus, cette différence fait souvent basculer l’histoire.