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Le réveil est douloureux pour Illya Zabarnyi. Transféré cet été de Bournemouth pour la coquette somme de 60 millions d’euros, le défenseur ukrainien devait être le nouveau roc de la défense parisienne. Mais après la défaite humiliante à Rennes (3-1) ce vendredi, le constat est sans appel : le joueur de 23 ans vit une véritable catastrophe industrielle sous le maillot rouge et bleu.

Une « disasterclass » au Roazhon Park
Titularisé aux côtés de Willian Pacho, Zabarnyi a sombré face à l’intensité bretonne. Ses statistiques font froid dans le dos pour un joueur de son standing :
- Duel gagnés : Seulement 50%.
- Pertes de balle : 9 ballons égarés dans des zones critiques.
- Erreurs fatales : Impliqué sur les deux derniers buts rennais, il a frôlé le pire dès la 46e minute sur une bévue monumentale.
La presse française est unanime dans son jugement : un 3/10 dans Le Parisien et chez Foot Mercato, un 4/10 dans L’Équipe. Le consultant Maxime Chanot a même été plus radical sur RMC : « Si je suis Luis Enrique, je l’envoie en réserve. Il fait n’importe quoi ! »
Zabarnyi – Beraldo : Le même mal-être ?
Cette trajectoire rappelle étrangement celle de Lucas Beraldo. Comme le Brésilien avant lui, Zabarnyi semble broyé par l’exigence tactique de Luis Enrique et la vitesse de la Ligue 1.
- Le manque d’impact : Tout comme Beraldo avait souffert face à la puissance physique des attaquants européens l’an passé, Zabarnyi paraît « léger » et souvent en retard dans ses interventions.
- Le doute technique : L’Ukrainien multiplie les mauvais choix, confondant précipitation et relance propre, un mal qui avait également plombé les débuts de Beraldo.
Luis Enrique, le bouclier craquelle
Pourtant, en conférence de presse, Luis Enrique continue de jouer le paratonnerre : « Je ne suis pas préoccupé. C’est difficile de s’adapter vite. » Mais avec l’élimination en Coupe de France et les échéances européennes qui arrivent, le crédit de Zabarnyi s’épuise.
Alors que Marquinhos observait ce naufrage depuis le banc, la question de la hiérarchie ne se pose même plus. À ce prix-là, le PSG attendait un leader, il n’a pour l’instant qu’un joueur en pleine crise de confiance, incapable de justifier l’investissement consenti.