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Si le Paris Saint-Germain a conforté sa place de leader au Havre ce samedi (1-0), un chiffre vient ternir la soirée des champions d’Europe : l’échec de Désiré Doué face à Mory Diaw à la 79e minute. Ce penalty manqué n’est pas un incident isolé, mais le symptôme d’une crise de réalisme inédite pour le club de la capitale.

Le bonnet d’âne européen
Selon les données d’Opta, le PSG traverse sa pire saison dans l’exercice des penalties depuis le début de l’ère QSI. Avec seulement 50 % de réussite (5 transformés sur 10 obtenus), Paris affiche des statistiques indignes de son rang sur la scène continentale.
- Dernier de la classe : Parmi les clubs du Top 5 européen engagés en Ligue des champions, le PSG est celui qui affiche le taux de conversion le plus faible.
- Le contraste anglais : À titre de comparaison, Chelsea (prochain adversaire du PSG en C1) et Newcastle affichent un insolent 100 % de réussite cette saison.
Une hiérarchie floue et des tireurs en plein doute
L’échec de Désiré Doué au Stade Océane fait suite à celui de Vitinha contre Monaco il y a dix jours en barrage de Ligue des champions. Le Portugais, pourtant tireur attitré, semble avoir laissé la main, illustrant un manque de leadership clair dans cet exercice.
Classement de la réussite aux penalties en Ligue 1 (Saison 2025-2026)
| Rang | Club | Taux de réussite | Bilan |
| … | Moyenne Ligue 1 | ~ 76 % | – |
| 14 | Paris Saint-Germain | 50 % | 5 / 10 |
| 15 | Olympique Lyonnais | 33 % | 2 / 6 |
| 16 | FC Lorient | 25 % | 1 / 4 |
| 17 | Le Havre AC | 25 % | 1 / 4 |
La fin d’une excellence historique
Pendant près d’une décennie, le point de penalty était une formalité pour le PSG, porté par des spécialistes comme Ibrahimovic, Neymar ou Mbappé. Le déclin actuel est vertigineux par rapport aux standards habituels du club.
- Moyenne 2016-2024 : 83 % de réussite.
- Pire saison précédente (2022-2023) : 78 % (7/9).
- Saison actuelle : 50 %.
L’analyse du coach : Luis Enrique, adepte du jeu collectif et de la possession, semble accorder moins d’importance à la spécificité individuelle du « penalty-taker », préférant laisser le ressenti des joueurs sur le terrain primer. Une stratégie qui, pour l’instant, coûte cher en points et en sérénité.
Un danger avant de retrouver Chelsea ?
Dans une double confrontation européenne qui s’annonce serrée contre les Blues, l’incapacité à convertir les penalties pourrait devenir un handicap majeur. Si le match retour à Stamford Bridge devait se jouer aux tirs au but, le passif psychologique de cette saison pèserait lourd dans les jambes parisiennes.
Luis Enrique doit-il imposer une hiérarchie stricte et désigner un tireur unique (comme Vitinha ou Kvaratskhelia) pour mettre fin à cette spirale négative avant les huitièmes de finale ?