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Après la lourde défaite de l’Olympique de Marseille face à Liverpool (0-3) en Ligue des champions, les mots de Roberto De Zerbi avaient fait couler beaucoup d’encre. Jugées dures, voire ciblées, certaines déclarations post-match semblaient viser directement Benjamin Pavard. Deux jours plus tard, l’entraîneur italien a tenu à désamorcer la polémique, calmer le jeu et assumer pleinement ses responsabilités.

Une défaite européenne qui laisse des traces
Mercredi soir, au Vélodrome, l’OM a subi la loi d’un Liverpool supérieur tactiquement et techniquement. Rapidement mis sous pression, les Marseillais ont multiplié les pertes de balle et les erreurs de placement, donnant l’impression d’un collectif dépassé par l’intensité anglaise.
À chaud, Roberto De Zerbi avait pointé un problème de lecture du jeu, évoquant un ballon qui « passait beaucoup par Pavard », mal exploité selon lui. Une phrase qui a été interprétée comme une mise en cause directe du défenseur français.
De Zerbi rétropédale et assume
Présent ce vendredi en conférence de presse à La Commanderie, De Zerbi a tenu à être clair :
« Je n’ai pas attaqué Pavard. Des gens ont voulu me mettre des mots dans la bouche. »
L’entraîneur marseillais insiste sur le fait que son analyse était collective, et non individuelle. Selon lui, Pavard était surtout l’homme libre dans le dispositif adverse, un rôle mal identifié par ses partenaires… et insuffisamment exploité.
« Les autres n’ont pas réussi à voir que Pavard était le joueur libre. Et lui aussi aurait peut-être pu se démarquer davantage. J’aurais peut-être dû mieux lui expliquer. »
Un discours mesuré, dans lequel le technicien italien reconnaît aussi ses propres torts.
La responsabilité du coach mise en avant
Fidèle à sa philosophie, Roberto De Zerbi ne s’est pas défaussé :
« On a mal joué contre Liverpool, je suis le premier responsable. »
Il rappelle toutefois que son travail porte aussi des fruits, notamment sur le plan offensif, balayant les critiques sur un jeu jugé parfois trop stérile :
« On dit qu’on ne joue pas vers l’avant, mais regardez le nombre de buts marqués. »
Un message adressé autant aux observateurs qu’à son vestiaire, dans un moment clé de la saison.
Benjamin Pavard sous pression avant un tournant décisif
Malgré cette mise au point, la situation de Benjamin Pavard reste délicate. Prêté par l’Inter Milan, l’international français (55 sélections) enchaîne les prestations mitigées lors des grandes affiches européennes. Face à Liverpool, il a de nouveau semblé en difficulté et a écopé d’un carton jaune qui le privera du déplacement décisif à Bruges, mercredi prochain.
Un scénario qui pèse lourd :
- Sportivement, l’OM devra se passer d’un joueur expérimenté dans un match crucial.
- Individuellement, Pavard joue une partie de son avenir, alors que son option d’achat en fin de saison dépendra largement de ses performances à haut niveau.
- Collectivement, l’absence du Français oblige De Zerbi à repenser son équilibre défensif.
Un message d’apaisement avant un enchaînement crucial
Entre la réception prochaine en Ligue 1 et l’échéance européenne à Bruges, Roberto De Zerbi cherche avant tout à ressouder son groupe. Cette prise de parole vise clairement à désamorcer toute fracture interne et à protéger un joueur encore central dans son projet.
En clarifiant ses propos, l’Italien envoie un double signal :
Pavard n’est pas le bouc émissaire, mais chacun, coach compris, devra élever son niveau pour permettre à l’OM de rester en vie sur la scène européenne.