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Le football féminin français franchit un nouveau palier financier. Selon le dossier spécial de L’Équipe publié ce jeudi 2 avril 2026, l’Arkema Première Ligue voit ses rémunérations exploser. Si le salaire moyen progresse de 15 % sur l’ensemble du championnat, le sommet de la pyramide est désormais dominé par un duo intouchable à l’OL : Tabitha Chawinga et Marie-Antoinette Katoto.

Le Top 10 des salaires : La suprématie lyonnaise
Le transfert de Marie-Antoinette Katoto du PSG vers l’OL Lyonnes l’été dernier a marqué un tournant. Avec une revalorisation de 25 %, elle partage désormais la première place du classement avec sa coéquipière Tabitha Chawinga.
Top 10 des salaires mensuels bruts (2026)
| Rang | Joueuse | Club | Salaire Mensuel Brut |
| 1 | Tabitha Chawinga | OL Lyonnes | 75 000 € |
| – | M.-A. Katoto | OL Lyonnes | 75 000 € |
| 3 | Kadidiatou Diani | OL Lyonnes | 60 000 € |
| – | Wendie Renard | OL Lyonnes | 60 000 € |
| – | Ada Hegerberg | OL Lyonnes | 60 000 € |
| 6 | Selma Bacha | OL Lyonnes | 50 000 € |
| – | Olga Carmona | PSG | 50 000 € |
| 8 | Griedge Mbock | PSG | 40 000 € |
| – | Sakina Karchaoui | PSG | 40 000 € |
| 10 | Mary Earps | PSG | 30 000 € |
Une élite à deux vitesses
Si le haut du panier affiche des chiffres records, l’écart entre les deux mastodontes du championnat et le reste des clubs demeure abyssal. L’OL Lyonnes affiche une moyenne salariale de 20 000 €, soit près de sept fois celle de clubs comme Strasbourg ou Saint-Étienne.
- L’explosion lyonnaise : Sept joueuses dépassent désormais les 50 000 € mensuels, contre une seule (Katoto au PSG) il y a trois ans.
- Le renforcement du milieu de tableau : Huit clubs affichent désormais une moyenne supérieure à 3 000 €, signe d’une professionnalisation accrue des structures (Nantes, Strasbourg, Saint-Étienne).
- Le PSG en transition : Malgré le départ de sa star Katoto, le club parisien reste compétitif avec l’arrivée de la championne du monde espagnole Olga Carmona.
Moyenne des salaires mensuels bruts par club
| Club | Moyenne Mensuelle |
| OL Lyonnes | 20 000 € |
| PSG | 13 000 € |
| Paris FC | 4 200 € |
| Marseille / Fleury | 3 300 € |
| Strasbourg / ASSE | 3 000 € |
Analyse : Le prix de l’ambition européenne
Ces chiffres traduisent la volonté de l’OL, sous l’impulsion de sa nouvelle direction, de rester la référence mondiale du football féminin face à la montée en puissance des ligues anglaise et américaine. En offrant des salaires à 75 000 € (900 000 € annuels), le club rhodanien s’aligne sur les standards des meilleures joueuses de la planète. Cependant, cette inflation pose la question de la viabilité économique pour les « petits » clubs de Première Ligue, qui doivent lutter pour exister médiatiquement et sportivement face à un tel rouleau compresseur financier.
Pensez-vous que cette concentration de stars et de hauts salaires à Lyon et Paris est bénéfique pour l’exposition du championnat, ou risque-t-elle de tuer tout suspense sportif à long terme ?