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C’est une véritable épée de Damoclès qui vient de s’abattre sur le Pau FC. Alors que le club béarnais navigue dans le ventre mou de la Ligue 2 (10e), son avenir sportif vient d’être considérablement assombri par une décision de la FIFA. Depuis ce lundi, le club figure officiellement sur la liste noire des équipes interdites d’enregistrement de nouveaux joueurs, et ce pour une durée de trois périodes de transferts. En cause : un litige financier et contractuel concernant l’attaquant sénégalais Mouhamed Diouf.

Une sanction lourde : Pas de recrues jusqu’à l’été 2027 ?
La sanction est tombée juste après la clôture du mercato hivernal 2026, mais ses effets se feront sentir sur le long terme. Si l’interdiction est maintenue, le Pau FC ne pourra pas inscrire de nouveaux joueurs lors des trois prochaines fenêtres de transfert.
Concrètement, cela signifie que le club devra composer avec son effectif actuel ou s’appuyer sur son centre de formation pour les 18 prochains mois. Une contrainte majeure pour une écurie de Ligue 2, où le renouvellement de l’effectif est souvent crucial pour le maintien.
L’affaire Mouhamed Diouf : Retour sur un imbroglio administratif
Pour comprendre cette punition, il faut remonter à janvier 2025. À l’époque, le Pau FC pensait avoir bouclé l’arrivée du jeune espoir sénégalais Mouhamed Diouf (20 ans).
Cependant, le transfert a viré au cauchemar administratif :
- Le contrat : Signé par le joueur et le club.
- Le blocage : La LFP (Ligue de Football Professionnel) n’a jamais homologué le contrat, faute de documents administratifs complets fournis dans les temps.
- La plainte : Se retrouvant sans club officiel et sans salaire, le clan Diouf a saisi la FIFA pour faire valoir ses droits, estimant que le club avait failli à ses obligations contractuelles.
150 000 euros d’amende et une jurisprudence pour les clubs
La Chambre des litiges de la FIFA a donné raison au joueur. Outre l’interdiction de recrutement, le Pau FC est condamné à verser 150 000 euros à Mouhamed Diouf. Cette somme couvre les arriérés de salaire (sur la base du contrat signé mais non homologué) et le préjudice moral/sportif subi.
« Cette décision rappelle avec force que les clubs ne peuvent impunément méconnaître leurs obligations contractuelles », a commenté Maître Laurent Fellous, l’avocat du joueur.
Cette affaire sonne comme un avertissement pour tous les clubs professionnels : une signature engage la responsabilité du club, même si l’homologation de la Ligue fait défaut par la suite. Reste à voir si le Pau FC fera appel de cette décision pour tenter de réduire la sanction sportive.
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— Pau Football Club (@PauFootballClub) February 2, 2026