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Il est l’une des dernières mémoires vivantes d’une époque dorée. À 87 ans, José Altafini coule des jours paisibles à Alexandrie (Italie), loin des terrains mais jamais loin du ballon. Champion du monde avec le Brésil en 1958, légende du Milan AC et international italien, celui que l’on surnommait « Mazzola » possède l’un des palmarès les plus singuliers de l’histoire du football. Retour sur la carrière d’un buteur à l’identité double.

Pourquoi José Altafini s’appelait-il « Mazzola » ?
C’est une curiosité qui fascine encore les historiens du sport. Né à Piracicaba au Brésil, José Altafini a débuté sa carrière internationale sous un pseudonyme.
Sa ressemblance physique et son style de jeu rappelaient Valentino Mazzola, la légende du Grande Torino tragiquement décédée lors de la catastrophe aérienne de Superga en 1949. C’est donc sous le nom de Mazzola qu’il éclabousse de son talent la Coupe du monde 1958 en Suède.
- Il est titulaire au début du tournoi.
- Il cède ensuite sa place à un certain Pelé.
- Il soulève le trophée à seulement 19 ans, aux côtés de Garrincha et Didi.
Du Brésil à l’Italie : La gloire avec le Milan AC
Après le sacre mondial, l’Europe lui ouvre les bras. Transféré au Milan AC, Altafini devient une machine à marquer en Serie A. Son efficacité redoutable (plus de 200 buts en Italie) culmine en 1963, lorsqu’il remporte la Coupe des clubs champions (l’ancêtre de la Ligue des Champions).
Parfaitement intégré dans la botte, il profite des règles de l’époque sur les Oriundi (joueurs d’origine étrangère) pour changer de maillot national. C’est ainsi qu’il dispute la Coupe du monde 1962… sous les couleurs de l’Italie. Une trajectoire rarissime qui fait de lui un pont vivant entre les deux plus grandes nations de football au monde.
Ballon d’Or 1963 : Une 11ème place redécouverte
L’humilité caractérise souvent les grands champions. Récemment interrogé par France Football, Altafini a appris avec stupéfaction qu’il s’était classé 11ème du Ballon d’Or 1963.
« Je ne savais même pas que j’y figurais ! Vous venez de me l’apprendre ! »
Derrière des monstres sacrés comme Lev Yachine (le vainqueur) ou son coéquipier Gianni Rivera, cette place d’honneur témoigne de son impact immense sur le football européen des années 60.
Que devient José Altafini aujourd’hui ?
Aujourd’hui, José Altafini est un gardien du temple. Il fait partie du cercle très fermé des quatre derniers champions du monde 1958 encore en vie.
Au-delà des statistiques et des trophées, il reste le symbole d’un football romantique, où le talent permettait de traverser les frontières et de changer d’identité, passant de « Mazzola » le Brésilien à Altafini le roi de San Siro.
José Altafini, AC Milan, y Omar Sivori, Juventus de Turín. pic.twitter.com/qpHhRVvWTo
— Nostalgia Futbolera ® (@nostalgiafutbo4) February 1, 2024